C’est le lieutenant-colonel Roland Flochant qui est en charge de cette opération, lui et ses hommes ont montés leur camp dans la galerie au plus près du bloc de béton mystérieux. Jours et nuit, par roulement, des équipes travaillent à en dégager le maximum, il s’avère que ce bloc fait plus de quatre mètres de haut sur près de six de large, quant à sa longueur horizontale, elle leur est encore inconnue. Il est d’une telle densité que le percer demande des outils spéciaux, mais ils ne peuvent pas faire autrement que de regarder ce qu’il renferme. Aucune émanation radioactive ne s’en échappe, ce qui est plutôt rassurant pour les militaires, mais par mesure de sécurité devant ce mystère, c’est en combinaison pressurisées qu’ils travaillent dessus. Le lieutenant-colonel a exigé d’être présent lorsque ses hommes seraient sur le point de finir de percer la paroi de béton, c’est son second, le capitaine Richard Marchandaud qui va le prévenir.
Le colonel Flochant réuni les films, photos, relevées d’informations et se rend au camp de base deux kilomètres et demi plus haut. Là en compagnie de deux généraux, du colonel Ranis, commandant de l’unité, du lieutenant-colonel Valbert, délègue des services secrets, et une délégation scientifique. Les discutions vont bon train pour savoir comment va se dérouler la suite des opérations, il est bien sûr essentiel d’explorer ce tube de béton pour savoir s’il renferme autre chose que de l’air ? D’essayer de comprendre comment il a bien pu atterrir là, pris dans du minerai ? Et s’il est au beau milieu du minerai c’est qu’il est là depuis très longtemps, bien avant que l’homme ne soit capable de descendre aussi profondément sous terre, peut-être même avant la civilisation humaine, ce qui ouvre encore plus de questions ! Est-il d’origine terrestre ou extra-terrestre ?
 
 
 

 

C’est deux semaines plus tard que la décision est prise de tenter une exploration partielle de l’intérieur de cette structure de béton. L’ouverture en a bien entendu été agrandie, et est équipé d’un sas de sécurité. Les deux premiers à pénétrer à l’intérieur sont les découvreurs six, des petits robots autonomes qui filment, scannent, et analysent tout au long de leurs progressions. De l’extérieur de la structure, militaires et scientifiques, scrutent chaque image à la loupe. Les découvreurs six avancent mètre par mètre, chacun dans une direction opposée. S’ils pouvaient avoir des doutes sur cette structure, ils n’en ont plus aucun, elle n’est pas née de façon naturelle, c’est forcement une forme de vie intelligente qui l’a construite. Une fine couche de poussière recouvre le sol, mais cette poussière n’était pas en suspension dans l’air lors de l’analyse à l’ouverture du passage, cela confirme donc que ceux qui ont construit cet édifice n’y sont plus depuis très longtemps. Ceci est assez rassurant, par quelle technologie avancée une nation a pu construire cette sorte de poste avancé sous leurs pieds ? Ils n’en n’ont pas encore de réponse, mais toujours est-il que ce n’était sans doute pas dans un but pacifique. L’hypothèse que ce soit une autre espèce que l’espèce humaine ne convient pas vraiment, car si une autre espèce avait évoluée ça se saurait forcement. Les deux robots avance de dix centimètres par minute, le premier ne tarde pas à repérer une forme ronde sur l’un des murs, elle est aussitôt analysée sous toutes ses coutures. Il s’agit d’une demi-sphère plaquée au mur à environ deux mètres du sol, ça fait fortement penser à une applique électrique. Le robot s’en approche sans cesser de continuer les analyses du reste de l’environnement. Une fois à sa hauteur les deux chenilles de caoutchoucs s’immobilisent et une camera télescopique se déploie pour en tirer le maximum d’image. C’est à ce moment là que le second robot en découvre une seconde, identique, mais sur le mur opposé. De toutes évidences il devait bien s’agir d’appliques électriques destinées à éclairer ce couloir, toutes fois les robots ne détectent aucune alimentation électrique. Ne découvrant rien de plus ni au sol, sur les murs, ou même le plafond, les ingénieurs décident de les faire avancer plus vite. Ils passent donc à la vitesse d’un mètre minute, et c’est tous les six mètres vingt-trois qu’ils découvrent une autre applique, tantôt à droite, tantôt à gauche du couloir. Puis le robot parti par la droite se trouve bloqué à une vingtaine de mètres de son point de départ par un éboulement. Pour faire effondrer une structure telle que cet édifice la pression avait dû être énorme ! Malgré tout l’autre robot pouvait continuer sa progression dans l’autre sens sans rencontrer d’obstacle. Au bout d’une cinquantaine de mètres il arrive au bout du couloir, à cet endroit il se divise en deux et part des deux cotés en perpendiculaire. Pour continuer à explorer ce site dans de bonnes conditions, les ingénieurs envoient l’autre robot pour qu’ils puissent progresser simultanément dans chacun des couloirs. Mais tendis que celui qui avait pris à droite continuait son chemin sans rien rencontrer, celui qui avait pris à gauche arrive dans ce qui semblait être à première vue un cul de sac. Mais il détecte une masse métallique au bout du couloir, et dans le balayage infrarouge l’on peu deviner une porte.
 
 

 

Il s’agit tout au moins d’un léger renfoncement dans le mur d’un mètre soixante-cinq de large sur un mètre quatre-vingt-douze et demi de haut, et d’après les premières données ce renfoncement serait de structure métallique. Cette nouvelle découverte apporte encore plus de questions, s’agit-il vraiment d’une porte ? Si oui où mène-telle ? Est-il possible de l’ouvrir ? Que va-t-on trouver derrière ? De quel métal est-elle faite ? Autant de question, et d’autres encore qui méritaient des réponses. Une demi-heure plus tard le second robot arrive à une petite salle, et là ce sont trois portes similaires qu’il découvre, elles sont toutes les trois alignées du même coté à deux mètres cinquante-six d’intervalle. Elles présentent exactement les mêmes caractéristiques que la première, seulement les robots ne peuvent faire que des observations et analyses, pour en savoir plus il va falloir envoyer sur place une équipe humaine. Ça va prendre un peu de temps car c’est le président qui doit donner son feu vert, et avant de prendre cette décision ça doit passer par les avis militaire et scientifique. Le lieutenant-colonel Flochant n’est pas homme à aimer perdre son temps, surtout s’il est cantonné à deux kilomètres et demi sous terre, il fait donc exécuter tous les préparatifs en vu d’une expédition humaine, ainsi si l’ordre arrive il n’y aura pas une minute à perdre pour lancer l’opération. Et lorsque le colonel Ranis l’informe que le président a donné son feu vert pour une exploration humaine, ses hommes sont prêts à partir en moins de vingt minutes. C’est le capitaine Marchandaud qui prend la tête de l’opération, ils sont quatre à pénétrer dans le couloir en combinaisons autonomes pressurisées. Ils progressent suivant le même chemin emprunté par les robots, à une allure plus rapide toute fois. Arrivé auprès du découvreur six et après avoir effectué de nouvelles analyses de l’atmosphère ambiante, le capitaine Marchandaud permet à l’équipe de retirer leurs combinaisons. Pendant que les militaires se dévêtissent brusquement les appliques murales s’éclairent illuminant tout leur environnement.
 
 

 

C’est de nouveau le capitaine qui est volontaire pour tenter l’expérience, il passe dans un premier temps en combinaison, puis il est rejoint par le lieutenant Girard, qui lui ne porte pas de combinaison. Comme s’y attendait le capitaine les appliques s’illuminent sur son passage et baisse doucement d’intensité jusqu'à s’éteindre lorsqu’il s’en éloigné. Avec toutes les précautions possible le capitaine regarde s’il peut en décrocher une du mur, il se rend compte qu’elles sont simplement suspendues, aucune alimentation ni connexion d’aucune sorte. Elles sont tout simplement autonomes et fonctionne sans aucun apport d’énergie. Sans perdre de temps il la ramène au camp en vue de procéder à une analyse complète de ce système pour le moins surprenant. Tendis que l’applique est envoyée en surface pour que des experts se penchent sur cette technologie qui leur est encore inconnue, le capitaine Marchandaud et ses hommes se remettent au travail. A présent ce sont les portes qu’ils veulent étudier, si tout au moins ce sont bien des portes. Leurs premières constations sont assez rapides, elles sont constituées de deux panneaux de métal très danse et rigoureusement plat. La jointure au milieu allant de bas en haut est à peine perceptible, et il en est de même sur le pourtour de la porte. Les panneaux coulissent-ils dans les murs ? Ils ne peuvent l’affirmer, mais si c’est le cas c’est au micron près. Ils n’ont aucune idée de ce qu’ils peuvent trouver derrière, mais ces panneaux sont de toutes évidences un blindage à toutes épreuves. Aucune poignée, aucun bouton qui pourrait en déclencher l’ouverture, pourtant elles n’ont certainement pas été placées là pour la décoration. Une porte est généralement faite pour être franchis, il y a donc forcement un moyen de l’ouvrir. Mais une porte est aussi faite pour barrer le passage et donc il faut une clef pour pouvoir l’ouvrir. En l’absence de clef c’est une perceuse à pointe de diamant qu’ils utilisent, le diamant est plus résistant que le métal, mais ce métal à quand même une résistance extraordinaire. Ils ont passés plusieurs mèches et n’ont réussit qu’à faire une petite marque dedans, les minuscules particules qui s’échappent durant l’opération ont été envoyées au labo pour être analysées. Devant la difficulté qu’il rencontre avec la perceuse c’est avec la disqueuse qu’ils continuent, les disques les plus résistant ne viennent pas à bout de la jointure entre les deux panneaux. Cependant ils ont quand même réussit, après des jours de travail, à faire une rainure d’un peu plus de deux millimètres de profondeur. Très fine mais suffisante pour que les deux mâchoires de l’écarteur aient un point d’ancrage. Et là, à leur grande surprise les panneaux n’offrent pas une très grande résistance, ils parviennent à les écarter de quelques centimètres. Aussitôt c’est l’un des robots qui prend le relai, sous le contrôle du capitaine Marchandaud il introduit une mini camera dans l’ouverture. Un peu plus loin dans le couloir, le colonel Flochant et d’autres membres de l’équipe ont les yeux rivés sur les moniteurs, c’est un puis béant qui part de leur niveau vers le bas qu’ils découvrent. Comme s’ils n’étaient pas suffisamment enfouis dans le sol comme ça, ceux qui ont construit cet édifice ont continués à creuser ! Et ils ont dû creuser beaucoup car ils ne parviennent pas avoir le fond de ce conduit.
 
 

 

Pendant ce temps, dans le laboratoire où des scientifiques étudient l’applique lumineuse, ils sont arrivés à la conclusion qu’elle s’illumine en présence d’un corps vivant, elle tire l’énergie du rayonnement électrostatique que dégage le corps, cette technologie est actuellement irréalisable, surtout avec une telle fluorescence ! Et ils sont pourtant bien en présence de la preuve formelle qu’elle existe, de plus les analyses aux quelles l’équipe de chercher ont procédés la date de plusieurs milliers d’années ! Même après plusieurs vérifications ils trouvent toujours le même résultat, ce qui est encore impossible car ça remonterait à l’époque où l’homme faisait son apparition sur terre ! Ça confirmerait qu’il s’agit d’une technologie extra-terrestre, mais ça n’expliquerait pas pourquoi tout ceci était enfoui aussi profondément sous terre, et pourquoi n’auraient-ils laissé aucune trace de leur passage sur terre ?
De leur coté, à deux kilomètres et demi sous la surface du sol, militaires et scientifique cherchent à savoir où mène ce puis vertical qu’ils viennent de découvrir. C’est avec une mesure laser qu’ils cherchent à en connaitre la profondeur, là encore ils se heurtent à l’incompréhensible, le puis semble faire cinq kilomètres ! Cinq kilomètres plus les deux et demi où ils se trouvent par rapport à la surface du sol, ça descend à sept kilomètres et demi, qui pouvaient bien avoir besoin de descendre aussi profondément dans les entrailles de la terre ?! Cette fois, et même si cette solution ne leur plait pas, ils sont bien obligé d’admettre que ce ne peut pas être l’homme qui est à l’origine de cet édifice. Ceux qui en sont à l’origine ont une connaissance et une technologie bien plus avancé, ce qui les rendraient dangereux s’ils étaient encore présent sur, ou sous, terre. Et s’ils avaient cette technologie si avancé, quand bien même ils auraient été des troglodytes, pourquoi aller aussi profond ? Alors que la terre, à l’époque encore vierge, leur offrait d’immenses ressources. S’ils avaient eu besoin d’aller se cacher aussi bas c’était sans doute qu’ils craignaient un danger en surface auquel ils n’auraient pas pu échapper malgré leur technologie, et les nouvelles questions sont :
De toute façon devant une telle découverte on ne peut plus faire machine arrière, il faut en découvrir d’avantage, il faut savoir qu’est-ce qui a été déposé au fond de ce puis, et quel danger présente pour l’humanité ce qui si trouve. Après avoir eu le nouveau feu vert de l’Elysée, une sonde munie d’une camera parabolique est descendu dans le puis, elle ne fait pas que filmer, elle analyse également l’air, les radiations, et transmet des informations mètre par mètre tout au long de sa progression. En raison d’un mètre de descente par minute pour pouvoir tout analyser durant la descente, il s’écoule plus de trois jours avant que la sonde ne soit arrivé au fond du puis. Durant ce laps de temps tout ce qu’ils ont pu constater c’est que les parois en béton du puis sont lisse comme la surface d’un miroir, pas la moindre aspérité n’a été remarquée. Et au fond… Rien. Juste une base métallique. Il doit y avoir forcement quelque chose sous cette bas, sinon pourquoi se donner autant de mal pour venir la placer ici ? Avant d’aller plus loin ils doivent faire de nouvelles analyses, donc c’est l’un des robots qui est ensuite descendu pour tenter de prélever de fine particule de ce métal pour le comparer à celui de la porte qu’ils avaient tant de mal à franchir. Le rapport d’analyse du premier échantillon a révélé qu’il s’agit d’un métal ferrugineux d’une immense densité, d’une extrême résistance, très fortement magnétique, mais par contre très léger, ce qui n’est pas logique par rapport à sa densité. Sa composition est un alliage, bien que cet alliage soit inconnu, sa composition moléculaire est tout à fait terrestre. Il faut plusieurs heures pour que le robot ne réussisse à extraire un prélèvement de métal au fond du puis, une fois sont travail terminé il est remonté ainsi que la sonde.
 
 

 

Ne reste présent pour cette opération qu’un des scientifiques, le capitaine Marchandaud, le colonel Flochant, et deux soldats, tous sont en combinaison pour palier à une éventuelle contamination. Une fois le robot à leur niveau, Paul Gouzzy récupère dans le robot une petite boite extra-plate dans la quelle se trouve une fine poussière de métal prélevé cinq kilomètres plus bas. En bon scientifique il la lève devant lui pour l’observer, et là… Les portes se referment brusquement faisant sauter l’écarteur qui les maintenait ouvertes. Un très léger sifflement provenant du puis se fait entendre, automatiquement le colonel ordonne l’évacuation immédiate. Dans la précipitation le docteur Gouzzy trébuche contre une boite à outil et s’étale de tout son long sur le sol, aussitôt l’un des soldats et le capitaine l’aide à se relever.
 
 

 

 
 
 

 

Pour le président la décision d’envoyer une équipe en bas n’est pas facile à prendre, car si cette de clef de fortune appel bien cet ascenseur à leur niveau, rien ne prouve qu’une fois en bas ils pourront s’en servir pour le rappeler et pourraient très bien rester bloqués à plusieurs kilomètres sous terre. Cependant devant une telle découverte il ne peut pas non plus stopper l’exploration de ce site. C’est donc en toute connaissance de cause qu’une équipe de quatre volontaires est constituée. Le docteur Gouzzy et le capitaine Marchandaud en font bien sûr parti, les deux autres membres sont le lieutenant Girard et le sergent Bertrand. Ils sont équipés d’un matériel de pointe pour palier à toutes sortes d’éventualités lors de leur progression. C’est le capitaine qui a en charge la responsabilité de l’équipe, il est un peu ému lorsqu’il passe la petite boite renfermant le précieux échantillon qui leur sert de clef devant les portes de l’ascenseur. Comme l’ascenseur n’avait pas été utilisé depuis le départ du robot, les portes s’étaient refermées mais l’ascenseur était toujours là. Les quatre hommes y pénètrent, le capitaine passe sa main devant le bouton, les portes se referment, et les voila parti pour une descente de cinq kilomètres à quatre-vingt-dix kilomètres heure.
Aussitôt ils sortent de l’ascenseur et progressent doucement dans un couloir dont les appliques murales s’illuminent automatiquement dès qu’ils s’en approchent. Le lieutenant Girard perçoit le signal du robot sur son localisateur, il est toujours en mouvement et continu sa mission d’exploration. Dans un premier temps leur mission est de rejoindre le découvreur six et de le ramener pour étudier les données. Comme le robot ne se déplace qu’à un mètre par minute, ils l’auront assez vite rattrapés, cependant comme il n’est pas vivant il ne révèle pas sa présence sur sont passage, l’équipe doit être vigilante durant sa progression car eux pourraient bien déclencher une quelconque autoprotection de l’édifice. Ils marchent dans un couloir d’une vingtaine de mètres, puis arrivent dans une assez grande salle bordé de chaque coté par des boxes vitrés et une grande ouverture en bout de la salle.
 
 
 

 

L’exploration de la galerie leur prend un peu de temps, elle est immense, avec des ramifications de chaque coté. Quelques fois c’est sur trois étages qu’elle s’étend, les salles du rez-de-chaussée pourraient faire penser à des magasins, aux étages il est incontestable que ça devait être des appartements, la disposition des salles, et chacun étant équipé de ce qui devait être une cuisine et une ou deux salle de bain où il suffisait de passer la main devant une petite plaque métallique pour faire jailli de l’eau par une ouverture dans la paroi du mur. Mais les occupants des lieux avaient tout emporté avec eux en les quittant, il ne restait qu’une architecture sans porte ni fenêtre dont les ouvertures laissaient à penser que ceux qui vivaient là autres fois devaient être de taille moyenne identique aux humains.
 
 

 

 
 
 

 

_ « Nous avons peut-être une souche commune, mais comme ils ont certainement émigrés sous terre il y a des millénaires, ils ont mutés dans une autre voie que la notre. Leurs yeux de chat est surement dû a l’obscurité à laquelle ils ont certainement fait fasse au coure du temps, l’absence de système pileux doit venir de ce que la peau n’a plus eu à faire face aux mêmes agressions qu’en surface, et ce tain blême est caractéristique, sans jamais voir la lumière du jour ils manquent de mélanine. Il y a fort à penser qu’ils sont devenus troglodytes pour échapper à un cataclysme, je présume qu’il devait s’agir au départ de la branche la plus évoluée des homo sapiens sapiens, et ils n’ont cessés d’évoluer pour faire face aux difficultés d’une vie souterraine, ce qui expliquerait leur avancée technologique. Quant à leur langage, il ne doit y avoir aucune similitude avec un langage de la surface de la terre car ils devaient déjà vivre en dessous lorsqu’ils l’ont développé. »
 
 
 

 

Pendant ce temps le capitaine Marchandaud essai autant qu’il le peut d’établir une communication avec son interlocuteur qui de son coté essai d’en faire autant, ils se comprennent sans parler le même langage, ils veulent la même chose, en savoir plus sur le peuple de l’autre. Le langage des signes passe assez bien, ils se sentent de plus en plus en confiance. Les deux autres humanoïdes les ont rejoints ainsi que le reste de l’équipe d’exploration. Pour ne pas créer d’incident, le colonel a donné l’ordre à l’équipe d’intervention de se retirer en silence, il craint, si leur présence était découverte, que ça pourrait déboucher sur une rupture de ce début de contacte. Il laisse quand même un observateur qui peut rappeler l’équipe d’intervention à tout moment au cas où ça tournerait mal.
 
 
 

 

_ « Ce ne sera pas facile à accepter pour beaucoup de mes confrères, je présume que nous avons une souche commune, mais ceux-là ont dû évoluer plus rapidement. Sans doute par instinct de survie ils se sont réfugiés dans des grottes échapper aux bêtes sauvages, et aux conditions climatiques, et plus le temps a passé, plus ils ont développés leur habita et se sont enfoncés plus bas dans le sol. Pendant ce temps en surface notre branche a eu l’évolution que nous connaissons. D’après ce que j’ai compris ils ont abandonnés la citée où nous sommes pour s’installer plusieurs kilomètres plus bas où la roche plus tendre leur permettait d’étendre leurs édifices pour faire une citée plus vaste que celle-ci. Le capitaine a raison colonel, nous devons être prudent dans nos relations, nous avons beaucoup à apprendre de ce peuple, ils ont une technologie bien plus avancée que la notre, mais un faux pas pourrait tout mettre en péril ! »
 
 
 

 

Pendant ce temps, à plusieurs kilomètres sous la surface du sol, le capitaine Marchandaud et Fallan se sont revus plusieurs fois. Lui aussi a réuni une équipe, de ce qui semble être des scientifiques, pour tenter d’améliorer les échanges linguistiques. Petit à petit les terriens prennent place dans cette citée qui leur offre beaucoup d’avantage et de confort, du matériel est acheminé en vue d’une installation quasi permanente. Plus haut au dessus de leurs têtes les ascenseurs sont sous surveillance permanente, mais un seul est utilisé, celui qui fait le contacte de la mine à la citée. D’autres explorations ne seront mise en place que lorsque les avancées relationnelles avec ce peuple troglodyte seront établies. Le président ne veut pas que les intra-terrestres se sentent envahi par les humains.
Dans la citée Alfa il y a deux point de contrôle, l’un à l’ascenseur qui conduit à la mine, et l’autre dans la salle où se trouve les cinq ascenseurs qui, vraisemblablement, mène à l’autre citée. Cette salle est considéré comme un lieu neutre où terrestres et intra-terrestres se retrouvent vingt-quatre heures sur vingt-quatre par roulement des hommes. Par gestes accompagnés de mots qui les décrives, de part et d’autres chacun découvre petit à petit le langage de l’autre peuple, un semblant de communication verbale commence à naitre. Les premières phrases dans la langue de l’autre peuple commencent à être apprise et répertoriées dans les bases de données. Plusieurs interprètes développent un début de communication. Bien sûr la capitaine Marchandaud et Fallan en font partie, une amitié a commencé à naitre entre eux. Quelques fois d’ailleurs l’amitié est plus efficace que la science, car entre ces deux là la communication va plus vite.
 
 
 

 

Fallan et Marchandaud prennent l’ascenseur qui descend trois kilomètres plus bas. Lorsque les portes s’ouvrent, le capitaine est surpris de voir une salle similaire à celle qu’ils viennent de quitter mais bien plus vivante. L’intensité de la lumière est plus forte, cela vient de la nouvelle génération d’applique bien plus puissante de celle de la citée Alfa d’où ils viennent qui a été abandonnée il y a déjà plusieurs siècles. Le mobilier est très chaleureux, et semble être très bien adapté et fonctionnel. La capitaine Marchandaud connait déjà tous ceux qui sont dans cette salle, ils ont déjà fait bon nombre de rotation dans la salle de travail de la citée Alfa où ils font équipe depuis des mois. Lorsque Fallan conduit son ami hors de cette salle, sorte de hall d’arrivée, le capitaine découvre une citée gigantesque, similaire à la citée Alfa mais bien plus vaste, une galerie bordée de larges balcons sur plus de dix étages, sur ces balcons circule une foule de promeneurs, travailleurs, bref l’activité normale dans une ville. Au centre de la galerie principale il y a des espaces vert et fleuri. Fallan le guide dans ce lieu qui fait penser à une galerie marchande sans fin, il y a des étages consacrés aux commerces, d’autres à des bureaux, d’autres encore aux habitations, tout semble être disposé pour être fonctionnel et apporter une qualité de vie. Pour se déplacer avec plus de facilite, des disques magnétiques avancent à quelques centimètres du sol sur des bandes métalliques, faisant penser à des pistes cyclables, leur permettent de gagner un temps fou pour se rendre d’un point à un autre, chaque étage en est équipé. Après avoir promené plus d’une heure dans cette ville souterraine des plus modernes, Fallan le conduit dans un sous-sol de la galerie principale, là c’est une sorte de métro que le capitaine découvre. La citée est si grande que pour s’y déplacer ils ont un métro se déplaçant comme les ascenseurs mais à l’horizontale et à prés de cent-vingt kilomètre heure.
 
 
 

 

 
 
 

 

L’information remonte comme à chaque fois jusqu'à l’Elysée, de savoir que cette citée n’est pas la seule et que du coup la population de la terre s’en trouve peut-être doublée n’est pas perçu comme une bonne nouvelle. Un nombre restreins d’intra-terrestres était déjà inquiétant pour l’état-major des armées, mais une telle population devient un risque majeur ! La peur de les voir sortir du sol de n’importe où et prendre possession de la surface du globe inquiète au plus haut point les instances militaires. Le président n’a pas le même point de vue, il écoute d’avantage ses conseillés qui privilégient des échanges commerciaux et culturel. Les intra-terrestre ayant une avancée technologique sur beaucoup de domaines pourraient être un atout pour le pays. Surtout s’ils ne partage pas cette découverte avec les autres nations. Le président et même prêt à se rendre en personne dans la citée abandonnée pour y rencontrer son onologue intra-terrestre. Avant d’organiser cette réunion, il veut un rapport aussi précis que possible sur le régime politique qui gère les intra-terrestre, c’est le lieutenant-colonel Philippe Valbert de la DST qui est envoyé pour recueillir ces informations.
 
 
 

 

Il en ressort que la société de la citée intra-terrestre est une démocratie pure, il y a un conseil collégial qui est chargé de mettre en application ce que le peuple décide, aucune décision majeur ne peut être prise sans l’accord du peuple. Chaque jour chaque citoyen reçoit sur son écran de décisions une série de question auxquelles il peut répondre ou non à échéance du vote la majorité l’emporte et le conseil se doit de suivre la décision prise. Chaque citée a son propre conseil et est complètement autonome politiquement, mais certaines citées fonctionnent encore sous d’autres régimes politiques, ce ne sont pas les plus nombreuses car le système de dictature démocratique, où c’est un conseil qui est élu et qui est chargé de diriger seul a prouvé son inefficacité, un groupe d’individus qui dirige tout un peuple ne réussit qu’à faire des mecontents.
 
 

 

Les systèmes monarchiques ou de dictature ont également prouvé qu’ils fonctionnaient très mal, car un seul individu ne peut décider pour toute une communauté. Seule la démocratie pure peut avancer plus vite, car la moyenne de l’intelligence réunie de toute une communauté est supérieure à celle du plus intelligeant du groupe. Ça serait l’une des raisons de leur évolution technologique et culturelle, ainsi que de l’ordre qui règne dans ce peuple car ils ne peuvent pas contester des décisions qu’ils ont eux-mêmes prise. Cette philosophie remonte à très loin dans leur évolution, et a très vite gagnée la plupart des citées. Mais comme la plupart des citées sont autonomes, elles n’évoluent toujours dans le même sens, ce qui peut faire des différances culturelles d’une citée à l’autre.
 
 

 

Ce premier contacte a débouché sur des propositions, les humains n’étaient pas vraiment en position pour discuter car les intra-terrestres procèdent déjà tout ce dont ils ont besoin pour vivre, leur technologie dépasse de loin celle des habitants de la surface, leur médication est bien plus efficace, et de toute façon il y a peu de maladies chez eux. Par contre leur technologie avancée intéresse fortement la France, ainsi que de découvrir d’avantage ce peuple qui vit dans les profondeurs de la terre. De leur coté les intra-terrestres sont plus intéressés la culture terrestre, musique, films, ou littératures qu’ils pourraient traduire dans leur langue. Bien sûr avant tout échange culturel ou commercial il va falloir avoir l’accord du peuple de la citée. Dans ce cas la citée Alfa deviendrait une zone mixte au deux peuples, le point de contrôle des ascendeur seraient gardées en commun par la sécurité mixte des deux peuples, mais seul les intra-terrestres contrôleraient l’arrivée à la sortie des ascenseurs dans leur citée, et seul les français contrôleraient la sortie des ascenseurs qui donnent dans la mine. Des excursions des intra-terrestres pourraient être envisagés en surface, mais de nuit pour leur éviter les problèmes dû aux rayons UV du soleil, et aussi pour garder le secret de leur présence par rapport à la population, (n’avez-vous jamais croisé un chauve au tin pale pourtant des lunettes de soleil la nuit ?Il est évident qu’un contrôle sanitaire garantirait le passage d’un monde à l’autre pour ne pas exposer l’un ou l’autre des deux peuples à une épidémie dont ils n’auraient développés aucun anticorps.
Le vote des intra-terrestre a quand même pris une semaine, car ça avait sans doute la décision la plus importante qu’ils aient eu à prendre, l’accord a été accepté à plus de quatre-vingt-dix pourcent. A l’annonce du choix du peuple troglodyte le président de la république est redescendu dans la citée Alfa pour signer les accords définitifs avec le responsable du conseil. Dès l’ors la citée Alfa a commencé à reprendre vie, une zone militaire en assure la sécurité, les militaires en poste y ont leurs quartiers, une autre zone y est réservé à la science, là les scientifiques et autres chercheurs des deux peuples y travaillent en collaborations, et le reste de la citée est laissée libre aux échanges commerciaux. Fallan et le capitaine Marchandaud sont plutôt satisfait du résultat de leur rencontre fortuite un peu plus d’un an plus tôt. Il restait quand même une zone d’ombre à ce tableau, cinq kilomètres au-dessus de leurs têtes il y a trois autres ascenseurs, Fallan explique au capitaine que l’un des ascenseurs donne dans la citée Alfa, l’autre descend directement dans sa citée, puis il regarde Marchandaud en fronçant le semblant de sourcil qu’il a au-dessus des yeux :
 
 
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