Laure ne va pas tarder a terminé sa journée de travail, la jeune femme de vingt-six ans est employée dans call-center, toute la journée elle répond au téléphone et informe la clientèle sur le nouveau produit qu'ils viennent d'acquérir. Ce n'est pas un travail très passionnant, elle avait d'autres ambitions lorsqu'elle faisait ses études, mais ce job lui paye ses facture et lui assure un toit sur la tête et quelque chose dans l'assiette. Il est dix-huit heures passé, petit à petit l'étage se vide, certains reste discuter auprès de la machine à café, le service d'entretien commence le nettoyage des locaux, et Laure tante de se dépêcher de trier les dernier documents. La jeune femme n'aime pas partir en laissant tout en plan derrière elle, elle préfère perdre un peu de temps mais faire place net avant de quitter son travail. En se dépêchant pour ne pas rester trop tard la jeune femme fait tomber son sac sur le sol, très rapidement et un peu excédée elle remet à l'intérieur ce qui s'était rependu sur le sol, et le pose un peu vivement sur son bureau. Trop vivement sans doute, car son geste brusque a la conséquence de renverser le petit pot en plastique ou se trouve une multitude de stylos et différant crayons qui, à leur tour, roulent sur le sol. Laure se laisse aller en arrière sur le dossier de sa chaise, elle ferme les yeux en prenant une profonde respiration pour se calmer. Puis très calmement elle s'agenouille et ramasse les crayons sous le bureau. En se relevant "BANG !" sa tête heurte le rebord du bureau !
 
 
 
 
 
 
 
 
Mais ses appels restent sans aucun résulta, la femme de ménage s'éloigne dans le couloir et disparaît. De rage Laure donne un coup de pied dans la porte puis s'appuie contre le mur la tête en arrière et les yeux fermes. Puis elle se ressaisie, il doit bien y avoir un moyen de sortir ? En cherchant bien elle devrait trouver une clef quelque part, pas question de passer la nuit ici ! La jeune femme se met en quête de trouver la clef de la liberté, en l'occurrence celle de la porte de l'étage. Ayant fait tous les petits bureaux simplement séparés d'une petite cloison, elle s'attaque aux bureaux des cadres, mais eux sont fermes à clef. Sauf un, celui du comptable, elle se souvient s'être fait ouvrir par le concierge ce matin car il avait laissé ses clefs dans un autre costume. Laure se précipite dans le bureau et commence à chercher discrètement. Elle ouvre un tiroir, puis un autre, et encore un, mais pas de clef. Excédée, énervée, elle regarde sa montre, dix-neuf heures dix ! La jeune femme ne veut pas baisser les bras, elle n'accepte pas de rester prisonnière sur son lieu de travail, elle va défoncer la porte s'il le faut mais elle sortira coute que coute ! C'est en sortant du bureau qu'elle remarque une veste sur le porte-mentaux, demi-tour, elle sait qu'il a toujours un double des clefs car il les égare tout le temps, la chance va peut-être lui sourire. Elle palpe la veste et sent quelque chose à l'intérieur. Des clefs peut-être ? D'une main fébrile elle fouille la poche et en sort un trousseau de clefs. Laure pousse un petit crie de victoire !!!
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
Elle se souvient avoir fait tomber son sac sous son bureau, il s'est en parti vidé sur le sol et les clefs on du rester par terre ! Laure n'en peut plus, elle doit remonter encore une fois pour récupérer ses clefs. Sans tarder elle retourne à l'ascenseur qui n'est plus la puisqu'il retourne automatiquement au rez de chausse. Il ne sera pas bien long à revenir, il n'y a que deux étages. Mais soudain, dans le silence du parking, une porte claque ! Laure sursaute, elle regarde autour d'elle mais ne voit rien bouger. Et cet ascenseur qui tarde à venir ! Enfin les portes s'ouvrent, la jeune femme ne se fait pas prier pour y entrer, retour au neuvième étage, ouverture de la porte des bureaux de sa compagnie, elle se met à quatre pattes sous son bureau pour chercher et trouver ses clefs de voiture, puis retour, fermer la porte derrière elle, attendre l'ascenseur, et redescendre au parking. Cette fois-ci ca est, elle va pouvoir quitter son travail. Laure marche d'un bon pas pour rejoindre sa voiture, mais quelque chose lui glace le sang, elle vient de voir une ombre se faufiler derrière l'un des piliers du parking. Sa voiture n'est pas loin de ce pilier, la peur l'envahi, que faire ? Elle se met à courir jusqu'à sa voiture pour y entrer le plus vite possible, avec les mains qui tremblent elle essaie d'ouvrir la portière mais fait tomber ses clefs au sol. Aussitôt elle essaie de les récupérer, seulement elles ont glisses sous la voiture, même à plat ventre elle ne parvient qu'à les toucher du bout des doigts.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Puis elle se met à courir de peur que les bikers ne soient plus aussi courtois dans les minutes qui vont suivre. Laure marche d'un pas rapide sans se retourner, elle est prête à courir du plus vite qu'elle pourra si elle entend les bottes des bikers la suivre. Mais rien, en fin de compte ce n'était peut-être que des braves garçons un peu turbulents après tout. La jeune femme se sent soulagée, mais complètement perdue, elle ne sait plus ou elle est. Si au moins elle n'avait pas oublié son portable à la maison, comme un jour sur deux, elle aurait pu appeler la police. Pas question de retourner en arrière, elle marche droit devant elle, elle va bien trouver un endroit, bar ou restaurant, pour s'y réfugier et de la demander de l'aide, ou même appeler la police. Mais ce quartier n'est pas très commerçant, il va lui falloir aller plus loin. Quelle soirée, si elle s'était doutée ce matin de ce qu'il l'attendait elle ne serait même pas venue travailler. A présent elle reprend confiance en elle, elle s'en est même bien tirée après tout. Laure ouvre son sac et prend son paquet de cigarettes, elle cherche en suite son briqué mais en fouillant dans le sac elle se rend compte qu'elle a des clefs qu'elle ne connaît pas. Ce ne sont pas les clefs du comptable, ce sont des clefs de voiture mais pas les siennes ! Mais alors ?! Sous sa voiture ce n'était pas ses clefs qu'elle a ramassé ! Mais à qui sont ces clefs alors ? A l'homme qui la poursuit ? Mais alors pourquoi ne le lui a t'il pas dit ? Bien sur la jeune femme ne lui en a pas laissé le temps. De toutes façons Laure n'a pas très envie de le rencontrer, elle laissera les clefs au gardien demain matin en lui expliquant ce qu'il s'est passé, le gardien saura bien quoi faire. Et puis ce ne sont peut-être pas les clefs de cet homme qui la poursuivait, elle s'en est bien sorti, ne pas prendre plus de risques et rentrer chez elle, voila ce qu'elle compte bien faire. Laure marche une bonne demi-heure avant d'arriver à un bar, enfin elle va pouvoir prendre un sandwich et téléphoner à la police. Soudain on la saisie par le bras, bien qu'elle n'ait jamais vu ses trais, elle reconnaît son poursuivant. Les mêmes vêtements, la même odeur ! Laure se dégage et prend la fuite. Dans l'affolement elle ne parvient pas à trouver la porte du bar, elle passe devant sans même la voir. Elle coure devant elle au hasard, remarque une porte cochère ouverte et si engouffre, elle monte l'escalier aussi vite qu'elle peut et s'arrête au dernier étage dans l'obscurité.
 
 
 
 
 
Ce que Laure ne sait pas c'est que ce bruit de pas était celui du résidant du troisième étage. Cette petite porte donne sur le toit, ce n'est pas l'idéal, mais un moyen discret de passer plusieurs immeubles et ressortir un peu plus loin. Elle espère échapper à cet homme une fois pour toute, mais pour ça il lui faut d'abord vaincre son vertige ! Pas à pas la jeune femme commence à avancer sur le toit, ce n'est pas si compliqué en fait, il suffit de bien regarder ou on met les pieds. D'ici la vue est fantastique, elle peut même voir l'immeuble ou elle travaille, il est quand même loin, elle en a fait du chemin depuis son départ ! Laure se situe un peu mieux à présent, dans le lointain elle voit la tour Effel bien éclairée, d'autres immeubles qui ne lui sont pas inconnus, une fois de retour sur le planché des vaches elle saura quelle direction prendre. La jeune femme se sent de plus en plus à l'aise, bien sur il lui faut des fois faire des efforts pour passer d'un immeuble à l'autre, monter ou descendre celons le cas mais ce n'est pas trop difficile. Soudain elle sursaute ! Elle a effrayé un chat qui s'est enfuit en courant, Laure se pose la main sur la poitrine en soufflant, elle n'est pas encore au bout de ses émotions. Mine de rien elle a parcouru du chemin depuis qu'elle explore les toits de Paris, elle doit avoir mis une bonne distance entre elle et cet homme qui lui veut du mal. Elle décide donc de trouver un moyen de redescendre. Mais si elle n'a pas eu trop de difficultés à venir sur les toits de l'intérieur d'un immeuble, il n'en est pas de même pour pouvoir pénétrer dans un autre immeuble à partir des toits. Car chaque axé est soigneusement fermé pour palier aux éventuels cambrioleurs.
 
 
Au moins si elle avait passé la nuit dans les bureaux, elle aurait été en sécurité, alors que là elle se trouve sur des toits avec un dangereux maniaque à ses trousses. Laure a envie de se mettre à pleurer, mais elle se ressaisit et décide de trouver une solution, et de la trouver vite. Il n'est pas facile de forcer une porte, mais il n'y a pas que des portes qui donnent sur les toits ! Il lui suffit de forcer l'une de ces innombrables petites fenêtres, de ce faufiler à l'intérieur et le tour est joué. Le problème c'est qu'elles ne sont pas des plus accessibles, elles se trouvent toujours sur la pente du toit. A quatre pattes, pour ne pas dire à plat ventre, Laure se glisse jusqu'à l'une d'elles. Elle doit être prudente car le toit en zinc est plutôt glissant. La jeune femme n'est pas dans une position très confortable pour forcer cette lucarne, dans les films ça va tout seul, mais dans la réalité c'est une autre histoire. La lucarne bouge légèrement sous les efforts de la jeune femme, mais résiste à s'ouvrir. Elle y met pourtant toutes ses forces, trop peut-être, car dans l'effort l'un de ses pieds dérape et elle glisse le long du toit ! Laure se met à crier, cherche à se rattraper à n'importe quoi qui pourrait la retenir, mais soudain elle sent le vide sous ses pieds ! Elle a juste
 


le temps d'attraper au passage la large gouttière de zinc, l'une de ses mains glisse, elle se balance retenue par une seule main et parvient à saisir la gouttière de l'autre main. La jeune femme tremble de tout son corps, elle ne sait même pas combien il y a d'étages en dessous d'elle, ni comment elle va remonter sur le toit ? Tout le poids de son corps est pendu à ses mains, elle sait très bien qu'elle ne pourra pas tenir longtemps ainsi, la gouttière non plus d'ailleurs ! Un petit craquement fait frémir la jeune femme ! Puis un second, un troisième ! La gouttière est en train de céder sous son poids ! Laure hurle lorsque le fin métal casse dans un claquement, elle se sent partir en arrière et tomber dans le vide ! Pas longtemps, elle vient de s'apercevoir qu'elle était juste au dessus d'un balcon. Sa chute n'a même pas été d'un mètre, elle s'assoit sur le sol et se met à rire et pleurer en même temps, ses nerfs sont en train de craquer, si son cauchemar ne s'arrête pas elle va faire une crise de nerfs ! Laure reste immobile et réfléchit à la situation.

 
 
 
 
 
 
 
 
Alors elle fait des petits sauts pour tenter de l'attraper, elle effleure la lanière du bout des doigts mais pas plus. Une idée lui vient, en se servant d'une de ses chaussures pour faire glisser la lanière. Aussitôt pensé, aussitôt tenté. Et... Ça marche ! La lanière glisse suffisamment pour qu'elle l'attrape. Laure récupère son sac, y prend son briqué, et entre dans l'appartement. C'est un appartement qui semble vide, désaffecté depuis déjà longtemps semble-t-il. Serrant son sac contre elle d'une main et tenant son briqué devant elle de l'autre, la jeune femme se dirige tant bien que mal vers ce qu'il lui semble être la porte de sortie. Il ouvre tout d'abord un placard, puis à sa seconde tentative elle trouve la sortie qui, par chance, n'était pas fermée. Elle se retrouve alors dans un escalier sombre et poussiéreux, elle le descend doucement, et l'étage du dessous lui semble déjà plus accueillant. A tâtons Laure cherche contre le mur s'il y a un commutateur, et le trouve ! Une fois la lumière allumée, elle fait un tour d'horizon, ça à l'air d'un immeuble vétuste mais correct. Avant de descendre elle jette un coup d'œil à sa montre, vingt-deux heures vingt, et dire que si elle n'avait pas fait ce rangement stupide sur son bureau rien de tout ça ne lui serait arrivé et elle serait tranquillement chez elle. La jeune femme descend discrètement l'escalier, en essayant de ne pas faire de bruit. Arrivé dans le hall, il lui vient une idée, son blouson est reconnaissable, c'est sans doute a cause de lui que l'homme l'a repairé devant le bar ! Elle le quitte, le rentre tant bien que mal dans son sac, se détache les cheveux et fait un mouvement de tête pour les laisser retomber sur ses épaules, pour avoir l'air plus naturelle elle allume une cigarette, et sort de l'immeuble comme si de rien était. A cette heure ci les rues sont quasiment désertes, Laure a peur de retomber sur cet homme qui doit être encore dans le secteur à le chercher. Son allure décontractée, elle ne la garde pas longtemps, petit à petit elle accélère le pas. A cause de son sens de l'orientation très sous-développé, à nouveau elle ne sait plus quelle direction prendre. Elle marche droit devant elle, sans même chercher de points de repaires, quitter le quartier au plus vite pour n’ importe où et en suite elle avisera. Soudain la jeune femme voit devant elle une station de métro, elle n'aime pas prendre le métro toute seule le soir, mais pour cette fois elle fera une exception. Prendre n'importe quel métro et descendre au terminus, puis une fois loin d'ici elle sera plus en sécurité pour faire le point. Dans le silence de la nuit à peine troublé par des bruits d'une circulation lointaine, Laure marche en direction de la bouche de métro. Mais les bruits de la nuit son troublé par un bruit de pas derrière elle, un pas rapide qui semble la suivre. Laure prend peur et se met à courir vers la bouche de métro, les pas la suivant se mettent à courir aussi, le crissement des chaussures sur le sol résonnent dans la nuit. La jeune femme descend quatre à quatre les marches de l'escalier, cour dans le couloir comme une dératée jusqu'au tourniquet qui lui barre l'entrée. Pas le temps de fouiller dans son sac pour prendre un tiqué, comme dans les films elle va enjamber le tourniquet. Seulement Laure n'est pas très grande, et encore moins sportive. En fait elle se retrouve à cheval sur le tourniquet avec quelques difficultés pour passer l'autre jambe. Les bruit de pas raisonnent dans le couloir du métro, une silhouette apparaît, c'est lui ! Elle le reconnaît ! La peur donne des ailes, Laure se
 


dégage du tourniquet et file à toutes jambes vers la rame de métro qui par chance est sur le quai. L'homme est sur ses talons, il va la rattraper dans quelques secondes. Il y a peu de monde dans la rame, Laure espère quand même y trouver du secours. Au moment ou elle entre dans le métro elle entend la petite musique qui annonce la fermeture des portes, Là elle a une présence d'esprit, elle ne ralenti pas et file à la porte suivante. La jeune femme a juste le temps de ressortir avant la fermeture des portes, quant à son poursuivant, il reste bloqué à l'intérieur. Il tente bien d'ouvrir la porte mais déjà la rame se met à rouler. Laure ne se retourne même pas, elle continue à courir en direction de la sortie. Elle a réussit à mettre une distance entre cet homme et elle, le temps qu'il puisse revenir elle sera loin. Une fois hors du métro Laure ne s'attarde pas, elle continue à courir dans la rue, arrive sur un boulevard, elle regarde autour d'elle pour trouver un taxi mais rien en vue. Elle se met à marcher pour reprendre son souffle, son agresseur est loin à présent, elle ne risque plus rien. Soudain la jeune femme aperçoit un taxi qui arrive en face d'elle, aussitôt elle le fait des grands signes, mais le taxi ne s'arrête pas.

 
 
Elle continue à marcher sans vraiment savoir si elle est dans la bonne direction pour rentrer chez elle, mais elle ne veut pas rester une minute de plus dans ce quartier. Un peu plus loin elle voit une autre bouche de métro, l'inquiétude la reprend, et si cet affreux bonhomme en sortait ? Mais non, le temps qu'elle a mis à arriver ici a pied, lui s'il était sorti d'ici il ne l'aurait pas attendu, il serait retourné à la précédente station ou à pied, ou alors il aurait repris un métro dans l'autre sens. Mais quand même Laure n'est pas tranquille, elle ne le sera qu'une fois chez elle enfermé à double tours. Elle continue à marcher sans s'arrêter, toujours droit devant elle. Un peu plus tard la fraîcheur de la nuit pousse la jeune femme à remettre son blouson. Elle est à présent suffisamment loin du quartier ou elle a été poursuivie, il y a peu de risque de retomber sur lui et de toute façon il l'a vu avec et sans le blouson. En le sortant du sac elle voit ce trousseau de clefs qui est sans doute la cause de toute sa mésaventure, elle le prend en main et l'observe. Parmi les clefs, elle remarque une clef de consigne, cette clef de consigne était sans doute la clef de l'énigme. Si c'est homme la poursuivait ainsi c'est qu'il devait avoir besoin de cette clef. Mais pourquoi ? Que doit-il y avoir dans cette consigne pour qu'il s'acharne ainsi ? Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas savoir, Laure veut au contraire oublier tout ça, mais pourra-t-elle oublier une telle aventure ? En tout cas hors de question d'aller voir ce qu'il y a dans cette consigne !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Elle se souvient alors que sa voiture est toujours au second sous sol sur son lieu de travail. Il va lui falloir prendre un bus puis le métro et avec un changement en plus ! Il s'écoule plus d'une heure avant qu'elle n'arrive à son travail, elle a bien sûr toutes les félicitations de monsieur Rouchant, son chef de service. Le ventre vide et fatiguée d'une nuit où elle n'a quasiment pas dormi, Laure se met tout de suite au travail. Elle répond à ses clients sans trop de conviction, elle ne pense qu'a cette affreuse nuit qui a été la pire de sa vie. Le soir venu, elle laisse son bureau tel quel, elle ne veut surtout pas perdre de temps à le ranger, elle est dans les premiers employés à quitter l'étage. C'est donc en groupe qu'elle arrive au second sous sol, là où l'attend sa voiture, ses clefs sont sur le sol près de la roue avant. C'était stupide d'avoir cru qu’elles étaient sous la voiture et d'avoir ramassé le mauvais trousseau ! Laure monte dans sa voiture et démarre, elle se rend directement au commissariat pour y faire sa déposition. Par chance elle trouve une place pour y garer sa voiture non loin du commissariat.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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