johnrayrubric@journalist.com
 
Donnez une note à cette rubrique.
Postez une légende urbaine.
 
 
Sommaire.


25
 Les premiers Américains furent cannibales ? Après aussi ?
 
Certains historiens s’en doutaient un petit peu, c’est désormais scientifiquement établi : dans des conditions extrêmement précaires, les premiers colons américains durent avoir recours en 1610 au 
cannibalisme de survie, dévorant donc une jeune fille avec une maladresse manifeste, qui dit assez le désespoir et l’urgence de cet acte atroce. Un cas sans doute extrême, mais pas si rare que ça – et plus récemment que ce qu’on pourrait croire : les États-Unis ont connu plusieurs cas de cannibales malgré eux. Autant dire qu’on s’en tire bien en mangeant de la dinde, à Thanksgiving.
 
Ronald Reagan, acteur, président et descendant de cannibales
 
En 1980, la campagne présidentielle américaine bat son plein. Carter, le président démocrate sortant, affronte le républicain Ronald Reagan, ancien acteur dont les gaffes et la relative désinvolture donnent quelques frayeurs à ses partisans. Ils eurent une occasion de plus de transpirer lorsqu’un universitaire et généalogiste américain, Paul Riggs, affirme preuves à l’appui que deux des oncles de Ronald Reagan en avaient bouffé un troisième, du côté maternel. Et de sortir les pièces du procès qui s’ensuivit.
Les trois frères Blue s’étaient perdus dans les montagnes rocheuses du Colorado. Ils se retrouvèrent pour finir isolés loin de tout, coincés dans une grotte par un blizzard interminable et bloqués par la neige, sans la moindre source de nourriture à proximité. L’un des oncles du futur Président, Alexandre, finit par mourir d’une blessure. Les deux frères restants, Daniel et Charlie, durent se résoudre à boulotter le cher disparu pour survivre eux-mêmes – avec succès d'ailleurs, puisqu’ils finirent par s’en tirer.
La cour de Denver acquitta Tonton Daniel et Tonton Charlie, considérant que la faim et des circonstances exceptionnelles les avaient fragilisés mentalement. Reagan en fut quitte pour rassurer ses concitoyens à la télévision : "Pas de panique : le cannibalisme n’est pas héréditaire."
 
Tu aimes beau-papa ? Reprends-en.
 
Tout le monde connait l’histoire des rugbymen uruguayens dont l’avion s’écrase en 1972 dans les Andes, et qui ne durent leur salut qu’à la consommation des corps des passagers morts dans l’accident. Une histoire équivalente s'est déroulée en 1979, au beau milieu des États-Unis, très exactement dans l’Idaho. Un soir de mai, le Cessna 172 de Norman Pischke s’écrase au beau milieu de nulle part, en pleine montagne – lui meurt de ses blessures à un mile de l'avion en tentant d'aller chercher des secours. Trois survivants sont en revanche sortis sans une égratignure de la carlingue : Donald Johnson, un cinquantenaire canadien, sa fille cadette, Danno et l’un de ses gendres, Brent. La nuit est glaciale à cette altitude, même en mai : Donald meurt de froid au cours de la nuit, non sans avoir laissé son épais manteau à sa fille. Beau geste ? Certes. Il fit pourtant encore mieux, quoique post mortem.
Perdus, loin de tout et sans aucun moyen d’appeler des secours, les deux jeunes gens épuisent d'abord tout ce qu’ils peuvent trouver en guise de nourriture dans les alentours : mousses, graines… En vain. Ils s’affaiblissent à vue d’œil et la triste alternative se fait jour : il ne leur ne reste plus qu'à se laisser mourir - ou à bouffer Donald. "Nous avons parlé à Dieu et nous avons prié. Nous avons décidé de le manger (…) C’est ce qu’il aurait voulu", a confié Brent à un journal local plus tard. Après avoir repris des forces en vivant ainsi sur la bête pendant une quinzaine de jours (quand même), ils marchèrent cinq jours avant d’être enfin recueillis, à une trentaine de kilomètres du lieu du crash.
 
Viande congelée sur le Proteus.
 
En 1881, une expédition polaire est lancée par les États-Unis, sous l’autorité du capitaine Greely. Le Proteus part avec 27 membres d’équipage pour installer au beau milieu de l’Arctique la première station météorologique polaire. Le bateau sera porté disparu… trois ans ! En 1884, l’un des navires expédiés à la recherche de l'équipage tombe enfin sur le camp des rescapés, à bout de force et d’épuisement. Ils ne sont plus que huit, dont le capitaine, installés dans un semblant de campement  à proximité de l’endroit où le Proteus avait fini par couler, brisé par la banquise. Ils sont dans un état épouvantable (l'un d'eux meurt d'ailleurs sur la route du retour), réduits à dévorer quelques vêtements en peau de phoque. Près d’eux, douze cadavres sont étendus sur la glace.
Les survivants sont accueillis en héros, une fois rentrés au pays. Très vite pourtant, les pires rumeurs se mettent à courir et les langues se délient. Certains membres de l'équipage de secours affirment plus ou moins ouvertement qu’aucun des corps retrouvés ne portaient plus la moindre trace de chair. Or, les cadavres ne se décomposent pas dans le froid arctique… La conclusion était évidente. Les marins décédés n’étaient pas laissés en surface en raison de la dureté du sol, mais bien parce qu’ils servaient de garde-manger. A chaque décès, les survivants gagnaient ainsi quelques semaines de répit. Il semble bien que dans un cas au moins, les marins n'ont d’ailleurs pas eu la patience d’attendre la mort d’un des agonisants.
L’affaire fit du bruit ; frustrés par le silence total des survivants sur la question, les journaux se répandirent en rumeurs non vérifiées et en récits plus fantaisistes et épouvantables les uns que les autres. En août 1884, la justice américaine ordonna l’exhumation d’un des corps ramenés de l’Arctique à l’état de squelette, celui du lieutenant Kislingbury. Les légistes durent se rendre à l’évidence : les chairs avaient bien été raclées jusqu’à l’os, au couteau.
Après avoir longtemps nié tout acte de cannibalisme, du moins méthodique, Greely finit par se réfugier dans le mutisme. En tout cas, le froid conserve : il ne mourut que bien plus tard, en 1935, à 91 ans.

 
Source : blog.francetvinfo.fr
 
Sommaire.
24
La papesse Jeanne :
 
Une femme sur le trône de Pierre! En plein IXe siècle! Ce fait divers a longtemps secoué la Chrétienté. Le scandale ridiculisait l'Eglise et nombreux sont les "libres-penseurs" qui en rient encore.
Au même titre que Guillaume Tell, à l'existence duquel ont longtemps cru tous les Suisses et de nombreux historiens réputés pour leur sérieux, la Papesse Jeanne n'est cependant rien d'autre qu'une légende (pas même pieuse).
Une Anglaise née à Mayence
Voici l'histoire telle qu'on la présente d'ordinaire. Au beau milieu du IXe siècle, une femme d'origine anglaise, mais née à Mayence, a un jour l'idée de se travestir en homme, pour suivre son amant dans le monde des études, d'où les personnes du sexe faible sont exclues. C'est une aventurière amoureuse.
Après s'être rendue à Athènes, la dame se fit remarquer à Rome où, dissimulant toujours son sexe avec habileté, elle fut reçue dans les milieux ecclésiastiques et en particulier, à la Curie. Elle réussit si bien son manège qu'en juillet 855, à la mort de Léon IV, elle se fit élire Pape et prit le nom de Jean VIII. Les cardinaux n'y virent que du feu. La chose ne s'était jamais produite et, pire, était formellement interdite. Deux ans passèrent. La Papesse, qui avait continué à se livrer aux plaisirs charnels, se trouva enceinte. Au cours d'une procession qui se déroulait entre Saint-Pierre du Vatican et Saint-Jean de Latran, elle fut prise de contractions et dut accoucher publiquement du fruit de ses péchés. Elle fut condamnée à mort.
Contrairement à ce qu'on aurait pu supposer, l'Eglise ne chercha pas à cacher l'affront qui lui avait été fait et qui éclaboussait son honneur. Elle n'en trouva pas la cause ailleurs qu'en elle-même et, pendant des siècles, battit sa coulpe en ravalant son chagrin, au grand plaisir de ses adversaires, Jean Hus, Luther et les protestants, qui n'en demandaient pas tant.
Aux rares sceptiques, qui trouvaient l'anecdote un peu emberlificotée et les documents peu convaincants, on rétorqua longtemps que les preuves étaient abondantes et irrécusables.

"Habet duos testiculos et bene pendantes !"
Un rite, un siège percé et des témoins
Le rite, aujourd'hui perdu, de la vérification de la virilité des papes lors du couronnement était supposé constituer la principale d'entre elles.
Au palais du Latran, après l'élection du nouveau souverain pontife, un diacre était supposé vérifier manuellement l'existence de ses parties génitales (dénommées à juste titre les "Pontificales"!), au travers d'une chaise percée, faite de porphyre, spécialement destinée à cet effet. Après avoir effectué son contrôle, le diacre était censé prononcer ces paroles latines : "Habet duos testiculos et bene pendentes! ", cri de victoire qui signifiait : "Il en a deux et qui pendent bien ! "-sous-entendu : c'est un homme, donc il est digne de la couronne papale.
On aurait d'ailleurs des témoins.
Quant aux sièges en question, ils existent toujours et, s'ils ne sont plus utilisés, on peut néanmoins constater de visu qu'ils sont bien "percés".
L'argument semble imparable. Pourquoi aurait-on imposé ce rite humiliant aux papes du Moyen Age, rite inconnu des premiers chrétiens, s'il ne s'était pas justement produit un événement majeur dans l'histoire de la Papauté qui l'ait justifié? Seule, dans des temps anciens, l'accession d'une femme au trône de Pierre paraîssait exiger la mise en place d'une telle "expertise", afin que le scandale ne se reproduise plus.
On ajoutait, pour renforcer la conviction, que la procession du Pape effectuait un détour pour éviter de repasser sur les lieux "salis" par la perfide aventurière..A cet endroit une inscription aurait été gravée, dénonçant la mise au monde du bâtard de la Papesse Jeanne. On disait aussi que les "deux ans de vacance entre le règne de Léon IV et celui de Benoît III" correspondaient à la chronologie avancée et signalaient le profond malaise ressentie par l'Eglise face à cette péripétie.
La signification des sièges
Mais l'étude attentive de ces "preuves" nous démontre qu'elles ne valent strictement rien. La Papesse Jeanne est une légende comme on sait si bien les créer et les colporter au Moyen Age. Sans plus.
Le "rite de vérification", si ridiculement public, n'a jamais (lisez bien : jamais) existé. Rigoureusement aucun texte normatif n'en fait état. On connaît aujourd'hui la cérémonie du couronnement dans ses moindre détails et aucune part ne lui est laissée. Le pape allait bien s'asseoir sur une chaise effectivement bizarre, mais personne dans son entourage ne lui touchait quoi que ce fût et surtout pas les parties génitales.
Dans le mobilier de l'investiture pontificale, on retrouve bien deux sièges perforés en marbre, dit "roux antique", mais leur signification est tout à fait différente de celle qui a été suggérée par la rumeur.
La perforation en question est circulaire et mesure 21,4 cm de diamètre; elle s'ouvre sur le devant du siège par une petite ouverture carrée de 13,2 fois 13,7 cm. On ne voit qu'elle quand on est sous l'influence de la légende, mais, en fait, ce sont les rebords qui sont importants -le siège à proprement dit et non le "trou".
Comme l'a démontré Alain Boureau, directeur d'études en histoire à l'E.H.E.S.S., dans un livre intitulé La Papesse Jeanne, ces sièges ont adopté la forme des sièges des consuls et prêteurs romains. Ce sont des "sièges curules". Leur origine remonte au XIe siècle. A cette époque, la Papauté se heurtait aux intrigues des cardinaux de la Curie. Pour tenter de contrebalancer le pouvoir de ces derniers et raffermir le leur, les Papes, Pascal II en tête, se prétendirent, à l'image des Romains antiques, "patriarches universels" (malgré les injonctions passées de Grégoire le Grand). Ce titre leur permettait de soumettre à Rome les patriarcats du monde entier, notamment ceux d'Antioche, de Constantinople et de Jérusalem, qui semblaient leur échapper...

La fameuse chaise percée
Les sièges curules n'étaient donc que l'expression symbolique de cette nouvelle titulature. Le Pape y recevait la férule, remise par un sous-diacre (le voilà le "diacre" de tout à l'heure), qui désignait son magistère -et c'est tout.
Pourquoi les sièges devinrent-ils les "chaises percées" affectées à la vérification du sexe des papes? Certainement, suggère Alain Boureau, parce qu'une fois éteinte la querelle qui leur avait donné naissance, leur signification symbolique s'était peu à peu perdue et que leur sens fut détourné par les moqueurs. Jusqu'à leur dernière utilisation par Léon X, en 1513, plus grand monde n'en comprit l'utilité. Certains s'emparèrent de l'aubaine pour tourner en dérision le couronnement des papes.
L'inscription et la vacance de deux ans
L'inscription gravée "sur le lieu de naissance" est un argument également infondé. L'inscription est en réalité une innocente fresque ornant une chapelle, et représentant une non moins innocente "Vierge à l'Enfant"... La rue de Querceti, puisque c'est d'elle dont il est question, était en fait une rue étroite par laquelle les papes passaient habituellement, avec leur suite, pour se rendre au Colisée. Au XIIIe siècle, la foule prit une telle importance qu'elle en bouchait l'accès et que le chemin fut détourné. Pour tenter "d'expliquer" ce détour, on y a greffé la légende de la Papesse. On se servit pareillement de la peinture murale...
Quant aux "deux ans de vacance" du pouvoir, il suffit de savoir compter.... Dès 1562, le frère augustin Onofrio Panvinio, entreprit une étude sérieuse sur la chronologie des papes, qui se voulait le prolongement de la Vie des Papes de Platina. Il y passa scrupuleusement en revue les pontificats de Léon IV et de Benoît III, en faisant observer qu'entre leurs deux règnes la vacance ne fut que de quinze jours, ce qui n'a rien d'extravagant.
L'érudition contemporaine confirme ses recherches. Au IXe siècle, il n'y eut donc pas de place pour l'imposture d'une quelconque Jeanne, Papesse de son état.
Quand on y songe, l'argument chronologique est décisif. Jean VIII, le vrai, le seul, fut élu en 872 et mourut en 882 et à tout le moins qu'on puisse en croire, c'était un homme et non une femme, un Romain et non une native de Mayence.
Comment se construisent les légendes
Comment une telle légende put-elle voir le jour ?
Une légende ne se laisse jamais facilement autopsier. L'action qui la propulse est souterraine et de nombreuses causes peuvent en être à l'origine.
La date de sa première apparition est néanmoins cernée : c'est sous la plume du dominicain Jean de Mailly dans la Chronique universelle, qu'il rédigeait dans un couvent messin, vers 1225. Avec une mention admirable qui nous laisse aujourd'hui songeurs : "à vérifier" !
Ceux qui s'empareront de l'anecdote n'auront pas ce scrupule. Les Etienne de Bourbon, Jacques de Voragine (celui de la Légende dorée), Martin le Polonais, les plus grands auteurs médiévaux comme Pétrarque ou Boccace, contribueront, par leurs accumulations et retouches successives, à donner à Jeanne les caractéristiques qu'on lui connaît aujourd'hui, avec le recul, comme si elle les avait possédés de tous temps.
Ce sont eux qui dateront, avec une précision d'autant plus stupéfiante qu'elle est entièrement fictive, les événements qui "auraient pu" marquer sa vie. Assemblant chacun des détails de leurs crus et des éléments épars puisés dans la rumeur publique (Geoffroy de Courlon est le premier, dès les années 1290, à "identifier" l'histoire de la Papesse avec celle de la vérification des sexes), ils élèveront Jeanne -que certains appellent aussi Anna ou Agnès- au rang de personnage historique. Son existence sera, sinon incontestable, du moins, jusqu'au XVIe siècle, incontestée.
Une peur maladive de la femme
L'Eglise elle-même s'accommodera de la légende. L'interdiction faite à la femme d'accéder au sacerdoce -et a fortiori au trône pontifical-, patente depuis le décret de Gratien au XIIe siècle et constamment précisée par des glossaires du droit canon, laisse apparaître sa misogynie maladive qui n'est somme toute qu'une peur de la femme... L'Église était le terreau idéal pour la diffusion de fantasmes de ce type.
D'où venait exactement la rumeur narrée par Jean de Mailly ? Nul ne peut le dire avec certitude. On sait tout de même que le frère prêcheur fondait en partie son information sur une inscription qui aurait été gravée sur le lieu d'accouchement de la Papesse en ces termes : "Pierre, Pères des pères, Publie la Parturition de la Papesse". En décodé : "la Papesse a accouché, l'Eglise le certifie".
Ignaz von Döllinger pense que ce verset, dit des "6 P", viendrait plus vraisemblablement d'une inscription lapidaire de remerciements à Mithra, ainsi rédigée : "Propria Pecunia Posuit Patri Patrum P. ", qu'il faudrait lire ainsi : "P. (initiale du donateur inconnu) a offert au Père des Pères (titre des ministres de Mithra) sur son propre argent. " Il se fonde sur l'existence d'une autre inscription, d'un genre semblable, (R.R.R.F.F.F) qui n'était en fait qu'un simple souvenir du bâtisseur, Rufus Festus, à partir de laquelle les Romains du Moyen Age avaient déjà élaboré une prophétie catastrophique de la sibylle, annonçant la destruction de Rome par le glaive (Ferro), la flamme (Flammaque) et la faim (Famique). La thèse se tient. L'intention volontairement satirique de la déformation de l'offrande ne serait bien sûr pas à écarter.
Les témoins effrayants
Panvinio pensait que la légende de la Papesse Jeanne serait venue de Jean XII, au Xe siècle, qui avait une maîtresse justement prénommée Jeanne. L'emprise terrible que celle-ci exerçait sur son amant, aurait fait qualifier ce dernier de "papesse", par dérision. Baronius, repris par Voltaire, pensait que Jean VIII, le vrai, était tellement couard qu'il aurait mérité ce sobriquet féminin. Ce ne sont que des hypothèses.
Ce qui dans cette affaire, comme dans certaines autres, ne laisse pas de fasciner, ce sont ces "témoignages". Non pas ceux qui rapportent des on-dit qu'ils ont glané on ne sait où, mais les témoignages des personnes présentes, voire officiant à la cérémonie.
Un Guide de la Rome du XVe siècle mentionne très explicitement l'existence du rite de vérification : "Près dudit Sancta Sanctorum se trouvent deux sièges de porphyre d'une seule pièce, dans lesquels le pape nouvellement créé s'assoit ; par un orifice situé sur le fond du siège, on cherche à savoir s'il est un homme ou bien une femme." Des voyageurs l'attestent. L'Anglais Guillaume Brevin, vers la même époque, note : "Dans la chapelle du Saint-Sauveur, se trouve deux ou plusieurs chaises de marbre et de cuivre avec des orifices percés sur le fond ; sur ces chaises, à ce que j'ai entendu là-bas, se déroule la vérification qui permet de savoir si le pape est du sexe masculin ou non ". Même des ministres du culte rapportent y avoir assisté. Le clerc gallois Adam de Usk, qui a participé aux cérémonies d'avènement d'Innocent VII, en 1404, décrit la scène dans son Chronicon : "...le Pape descend de cheval pour être intronisé et il entre dans l'église. Là, il s'assied sur la chaise de porphyre au siège perforé afin que le cardinal le plus jeune s'assure de sa virilité, puis, au chant de Te Deum, il est conduit à l'autel. "
Ces incroyables témoins ont vu, sont persuadés d'avoir vu, des choses dont on est aujourd'hui certain qu'elles n'ont jamais existé. Visiblement ces personnes n'étaient pas des hystériques, ni des menteurs professionnels. Elles étaient la plupart du temps honnêtes et désintéressées. C'est d'autant plus effrayant...
 
Paul-Êric Blanrue.
 

Source : www.zetetique.ldh.org
 
Sommaire.
23
 

*~*~*
 
Son nom, c'est lui-même qui se l'est donné en signant des messages de revendication qu'il adresse simultanément à la police et aux grands journaux de la côte Ouest. Ses messages, qui commencent toujours par "This is the Zodiac speaking...", sont parfois écrits en clair avec une écriture bizarrement impersonnelle, parfois en langage chiffré fait de signes d'inspiration cabalistique. En juillet 1969, il envoya notamment un cryptogramme composé de trois parties à trois journaux: le Vallejo Times-Herald, le San Francisco Examiner et le San Francisco Chronicle. Pour titiller l'intérêt des journaux, il précise qu'il révèlerait son identité dans ce message chiffré. Le cryptogramme fut publié le 31 juillet 1969. Il fut cassé en moins d'une semaine par un professeur de lycée de North Salinas et sa femme. Malgré ses déclarations, le tueur ne révèle pas son identité. La solution fut soumise au département de police de Vallejo le 8 août, vérifiée par l'unité de cryptologie au centre de communications navales de l'île de Skaggs et publiée le 9 août par le San Francisco Chronicle et le Vallejo Times-Herald.
 
 
 
 
22
 
 
 

21
 
 
 
 
 
20
 
La tristement célèbre route 666 se situe aux Etats-Unis et traverse l'Utah, l'Arizona, le Colorado et le Nouveau Mexique. Tout d'abord, la route 666  serait le théatre de nombreux rituels et invocations sataniques, au vu de son nom. Cette route posséderait un grand taux d'accidents mortels, qui ont souvent lieux dans des circonstances obscures, tels que des disparitions de cadavres, ou de véhicules. Ensuite, des témoins assureraient avoir vu des chiens noirs aux yeux jaunes et aux cros acérés au bord de cette route, attaquant les voyageurs imprudents. Mais ce n'est pas tout, le route serait hantée par de nombreux esprits :
un camionneur fou, qui faucherait  les piétons imprudents à environ  200 km/h.
Des esprits prendraient la forme d'animaux et se jetteraient sur la route dans le but de provoquer des accidents.
D'autres s'inviteraient sur la banquette arrière des voitures et terroriseraient les automobilistes.
Une jeune fille serait visible au bord de cette route, mais disparaitrait dès que l'on s'approche.
Des voitures sans conducteurs y rouleraient.
Bref une galerie de phénomènes étranges.
 
 
19
 
 
 
Passée l'euphorie de la découverte de l'autre, ils furent stupéfaits par les nombreuses des similitudes, pour le moins étonnantes, dans leur vie et leur comportement. Tous deux avaient été adoptés par des familles séparées dans le même état : l’ Ohio, et ont grandi à moins de 60 KMS l’un de l’autre. Tous deux avaient été nommés James par leurs parents adoptifs, ils s'étaient mariés deux fois: leurs premières femmes se nommaient Linda et leurs deuxièmes Betty. Les deux Jim avaient un fils prénommé James Allan. Tous deux avaient eu enfant, des chiens nommés Toy …. Tous deux avaient travaillé en tant que shérif adjoint, agent de stations essence, et à McDonalds. Les deux ont passé leurs vacances sur la même plage de Floride, le même été, aux mêmes périodes. Ils fumaient les mêmes cigarettes et leur loisir consistait à fabriquer des meubles. Plus troublant encore, cette série d’incroyables coïncidences concernait également leur métabolisme, ainsi que leur vie psychique et spirituelle. Jim et Jim souffraient d'insomnie et avaient commencé à faire l'expérience de fortes migraines à l'âge de dix-huit ans (Ils utilisaient les mêmes mots pour décrire ces maux de têtes, qui ont disparu lors de leur rencontre !). Les deux avaient une forte hypertension artérielle et … des hémorroïdes. Ils avaient évidemment...exactement la même taille et le même poids.
 
 
 
 
18
 
Comme nous n’avions pas encore la télé nous allions la voir chez mes parents qui vivaient à quelques centaine de mètres, avant de partir ma femme avait fait la vaisselle, elle avait posé un faitout en fonte émaillé sur l’égouttoir de l’évier, involontairement elle l’avait posé en équilibre sur les cannelures et celui-ci de l’une à l’autre en faisant un « toc toc toc » ce qui aurait dû s’arrêter en quelques secondes mais il semblait mettre du temps à s’équilibrer. Nous l’avions regardé osciller ainsi un petit moment trouvant bizarre qu’il ne se stabilise pas, puis nous nous sommes rendus chez mes parents sans y faire plus cas. Après avoir vu le film et discuté un peu avec mes parent nous sommes rentrés à la maison, et là surprise, le faitout oscillait toujours d’une cannelure à l’autre ! Je me suis approché, l’ais effleuré du bout du doigt et il s’est instantanément stabilisé. J’ais passé un bon moment à essayer de le remettre en équilibre pour reproduire ce phénomène sans le moindre résulta.
Puis nous réalisions que le chat vivait chez mes parents à qui nous l’avions confiés durant le déménagement et depuis il s’y était installé, nous l’avions plusieurs fois ramené à la maison mais il retournait toujours chez mes parents. Ce n’était donc pas le chat qui était à l’origine de ce bruit ! Je ne levais donc pour aller voir ça de plus près, le problème c’est que la maison, très ancienne, n’avait des interrupteurs qu’à l’entrée de chaque pièce mais pas à la sortie, je devais donc traverser le salon dans l’obscurité pour atteindre l’interrupteur. Une progression lente et à petits pas car s’il y a une malédiction à laquelle je crois c’est bien la malédiction de la table basse qui, dans l’obscurité, à une fâcheuse tendance à rentrer en contacte avec le tibia ! Donc après avoir traversé le salon pour allumer la lumière, puis traversé la cuisine, également dans l’obscurité, vérifié dehors, revenu par un couloir, vu au passage une ancienne cuisine qui servait de débarras, la salle de bain, etc. tout semblait normal, l’origine de ce bruit restait un mystère. Cet incident aurait été banal si par la suite le phénomène ne s’était pas reproduit, là c’était des bruits de pas la nuit, et toujours dans la pièce d’à coté ! Pas moyen d’identifier d’où ils provenaient avec certitude ! Et ce n’est pas faute de m’être relevé pour vérifier, mais jamais je n’en ais trouvé la provenance.
Et puis il y a eu aussi un autre phénomène que je ne m’explique toujours pas, un soir où nous nous trouvions au salon avec un couple d’amis nous avons été surpris par un grands bruit dans la maison, tendis que les femmes restaient au salon, nous faisions une inspection de la maison, et là nous trouvions toutes les portes et fenêtres ouvertes, même les portes des placards, à l’exception des deux portes et de la fenêtre du salon. Ça faisait tout de même une douzaine de portes et fenêtres ouvertes en une seule seconde ! S’il s’agissait d’une mauvaise blague il aurait fallu une bonne dizaine de personnes qui seraient repartis en un instant sans faire le moindre bruit, ce qui est peu probable.
Plus tard, une nuit, ma femme s’est assise dans le lit (sans s’aider des bras) m’a regardée fixement et a eu un rire grave avant de se rallonger. Ça m’a glacé le sang ! Le pire c’est que pour elle, elle n’avait pas cessée de dormir et ne gardait aucun souvenir de ce rire ! Environ une semaine plus tard, je me souviens m’être entendu rire de la même façon dans mon sommeil, ma femme s’est mise à hurler, parait-il que moi aussi je m’étais assis dans le lit et l’avais regardé fixement avant d’avoir ce rire grave et limite cruel. Dans la nuit nous avons déménagé le lit dans une autre pièce.
Mais le phénomène le plus important s’est produit lorsqu’un matin je suis monté au grenier pour y chercher des cagettes de bois pour allumer la cuisinière à bois. Comme le grenier n’était pas électrifié c’est avec une bougie que je suis monté au grenier, la seule ouverture donnant sur l’extérieur était un fenestroun (nom donné dans le midi de la France à petite ouverture d’environ quarante centimètres de large sur cinquante de haut) s’il y avait eu un courant d’air il n’aurait pu venir que depuis ce fenestroun. Mais j’entendis clairement des pas venir derrière moi et la flamme de la bougie s’est couchée vers l’ouverture puis s’est éteinte en me laissant dans le noir ! Le pire c’est que derrière moi j’entendis une respiration roque à la limite du grognement !!! Je suis un ancien parachutiste, je ne me laisse pas facilement impressionner, mais ce matin là j’ais été pris d’une peur panique qui m’a poussé à prendre la fuite malgré l’obscurité. Plus tard dans la matinée j’y suis remonté avec un revolver (acquis légalement avec autorisation de détention d’arme) et une torche électrique. Ce que j’y ais découvert m’a rassuré, il y avait un hibou grand duc dans le grenier. Ça pouvait expliquer les bruits de pas qui raisonnaient du grenier dans la maison et toujours dans la pièce d’à coté, c’était sans doute lui qui aurait soufflé sur ma bougie, et il était sans doute à l’origine de ce râle que j’avais entendu derrière moi. Cependant cette explication ne me satisfait qu’à moitié, le râle provenait derrière moi à hauteur d’homme et le grand duc ne mesure qu’une quarantaine de centimètres de haut, de plus ça n’expliquait pas les autres phénomènes (le faitout oscillant pendant plusieurs heures, la chaise glissant jusqu’au mur, les portes et fenêtres s’ouvrant brusquement en un instant à l’exception de la pièce ou nous nous trouvions) le grand-duc aurait très bien pu se nourrir des chiots, mais je ne pense pas qu’il les aurait tous pris en même temps, je présume plutôt qu’il les aurait pris un par un, de plus la chienne ne l’aurait sans doute pas laisser faire et ma femme qui était resté à la maison toute la journée aurait sans doute dû entendre le tapage que la chienne aurait fait en protégeant sa progéniture.
Quelques temps plus tard, après le décès de mon père, ma mère a pris un gardiennage et nous nous sommes installés dans la maison de mes parents. Là nous n’avons plus relevés aucun phénomène bizarre, la cure est devenu par la suite un foyer communal, puis a été vendu à des particuliers, entretemps nous avions divorcés et quittés le village, je n’ais jamais su si d’autres phénomènes se sont produit dans cette maison. Mais une chose est certaine, s’il y a une explication à chaque chose, je n’en ais pas trouvé pour tout ce qu’il s’est passé dans cette maison. Cette période de ma vie est resté un mystère, malgré tout je suis toujours aussi cartésien et ne crois pas vraiment au surnaturel, même si je ne m’explique pas tous ces phénomène je reste persuadé qu’il y a une explication logique.
 
 
17
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’écrivaine Gail Brewer-Georgio a connu une bien étrange histoire peu après la disparition d’Elvis. À cette époque, elle décide d’écrire une fiction, l’histoire d’une superstar qui met en scène sa propre mort. Le roman est baptisé Orion et son personnage central n’est pas sans rappeler Elvis. Brewer-Georgio présente son projet à l’édition Simon & Schuster et reçoit alors une avance énorme pour l’époque : 60 000 dollars. Une vaste campagne de promotion est prévue pour son lancement. Pourtant, peu après sa publication, Gail Brewer-Georgio reçoit des appels de nombreux amis qui lui disent qu’il est impossible de trouver le livre. Une femme lui téléphone pour lui dire que dans sa librairie, il lui a été dit que tous les livres ont été rappelés par l’éditeur. Brewer-Georgio appelle Simon & Schuster à New York et on ne la rappelle jamais !
 
 
 
 
 
 
 
 
Comme on peut se l’imaginer, la révélation de tels faits entraîne une certaine paranoïa autour du disparu. Une photo noir et blanc parue dans un magazine laisse à penser qu’Elvis serait allé jusqu’à se montrer tel quel, sans particulièrement dissimuler sans visage. En tout cas, une infirmière qui soignait le boxeur Muhamad Ali a affirmé qu’elle aurait vu le chanteur rendre visite au champion. Or, lorsque Ali a quitté l’hôpital le 3 septembre 1984, il a été photographie accompagné de trois amis dont le Révérend Jesse Jackson. Dans le fond, l’on peut percevoir un visage qui affiche une ressemblance troublante avec Presley ! Pourtant, un dénommé Larry Kolb va bientôt se faire connaître. Il est l’agent de Muhammad Ali et il l’affirme haut et fort : la personne dans le fond de la photo, c’est lui et personne d’autre !
 
L’on peut également demeurer sceptique quant à ce qu’à rapporté Mike Joseph. Quatre mois après la disparition d’Elvis, ce dernier s’était rendu en pèlerinage à Graceland et avait pris des photographies du lieu. Il les avait fait développer puis les avait rangés, sans y accorder davantage d’attention. Des années plus tard, sa curiosité, il les regarde à nouveau et sa curiosité est alors attirée par une sorte d’ombre qui semble placée derrière une fenêtre. Il s’empare alors d’une loupe ultra-grossissante et ce qu’il découvre le laisse pantois : ce serait Elvis qui se tenait derrière la vitre teintée ; comme s’il avait voulu observer la parade des fans venus rendre visite à sa tombe. Troublé, Mike Joseph a fait authentifier le négatif et s’est fait affirmer par Kodak qu’il n’a aucunement été retouché. De là à accorder crédit à ses suppositions, il reste un bon chemin à parcourir…
 
 
 
 
 
 
 
16
 
 
 
 
 
 
En fait, ces affirmations ont commencé à apparaître peu après la mort de Kennedy en 1963. Leur nombre s’est progressivement accru pour arriver au contenu du « forward » susdit, mais on le retrouve ici ou là avec quelques variantes. Dans certains cas, il est affirmé que les deux présidents auraient été dissuadés de se rendre au lieu de leur assassinat peu de temps auparavant. Outre le défaut de preuve matérielle de ces affirmations, il faut noter que les menaces de mort formulées à l’encontre de tout dirigeant politique sont souvent légion, particulièrement dans les périodes conflictuelles, comme ce fut le cas pour Lincoln en pleine guerre de Sécession, ou pour Kennedy, à un moindre degré, avec la guerre du Vietnam ou l’émancipation des noirs. Pour Lincoln, on ne recense pas moins de quatre-vingts lettres avérées de menace de mort ou d’enlèvement reçues pendant sa présidence ! Lincoln connut aussi une autre tentative d’assassinat dont il ne fut pas averti au préalable. Enfin on oublie toutes les menaces variées qui ne sont (heureusement) pas suivies d’effet dans la réalité.
 
 
Seize convergences sont annoncées. En réalité, nous en dénombrons au maximum dix, en étant compréhensif... (ainsi, celle sur l’assassin et le successeur « sudistes »). Six coïncidences sont en réalité fausses ou inexactes (les propositions 6, 7, 11, 13, 14 et 16 de notre premier encadré). Ajoutons que nos propres investigations nous ont permis de mettre en évidence de vraies coïncidences que les auteurs du texte étudié n’ont même pas relevées ! Notons cependant que ces vraies coïncidences non relevées paraissent quand même bien peu sensationnelles (épouses présidentielles nées toutes deux un dimanche, présidents élus tous deux à la majorité relative, ils avaient chacun autant de frères que de sœurs et sont nés dans des états non sécessionnistes). Mais notre étude a également mis en évidence 46 points de divergences sur les sujets évoqués en termes de « coïncidences ».
Ne serait-ce pas plutôt la façon subjective et partielle, voire erronée, de présenter les événements (le nom du théâtre de l’attentat contre Lincoln, les vacances « Monroe » une semaine avant leur assassinat, le lieu d’arrestation des meurtriers, le nom des secrétaires...), pour les faire coûte que coûte rentrer (plus ou moins consciemment, d’ailleurs) dans un schéma explicatif préétabli, qui puisse donner cette illusion ? Nous savons bien que quand on veut trouver des mystères... Comme les promesses électorales, ils n’existent sans doute que pour ceux qui veulent y croire. Rappelons que notre ami Jean-Pierre Adam, membre de notre comité de parrainage, a retrouvé, par boutade, rien moins que la distance Terre-Lune, le nombre p, et la formule chimique de la naphtaline dans les dimensions d’une guérite de marchande de billets de loterie de l’Avenue Wagram à Paris !1. Tout est dans tout, c’est bien connu, quand on veut bien se donner la peine de faire rentrer tout dans n’importe quoi d’autre. Et tant qu’on y est, il est tentant « d’améliorer » le score, pour ne pas avoir à reconnaître la vanité d’une recherche infructueuse et s’auto-satisfaire (sans que cela soit toujours conscient, répétons-le), en rendant encore plus stupéfiant l’extraordinaire.
 
 
 
 
15
 
Créatures possédant toutes les apparences d'un être humain, mais de nature non terrestre, et qui feraient irruption dans la vie des témoins et des chercheurs d'OVNI. Les chercheurs se sont penchés sur plus de 30 cas de visites d'Hommes en noir. Ils se montrent parfois seuls mais, le plus souvent, ils sont par groupes de trois. Ils manifestent une grande perplexité devant des objets aussi banals pour nous qu'un stylo ou des couverts. Il semble que leur mission soit de dissuader les gens de parler des OVNI ou de chercher à se renseigner sur eux. Une théorie ancienne et tenace tient les Hommes en noir pour des agents du gouvernement désireux d'étouffer la vérité sur les OVNI. Aujourd'hui, on a plutôt tendance à penser que ces visiteurs sont soit une illusion des témoins, déjà troublés par une rencontre réelle ou imaginaire avec un OVNI, soit des farces montées de toutes pièces par des plaisantins.
 
Désemparé, Spencer décide de s'adresser à un ufologue (personne recueillant des informations sur les OVNIs). Il tombe sur l'adresse de Jenny Randles, spécialiste dans ce domaine, à qui il écrit une lettre décrivant ce qui lui est arrivé. Celle-ci le met en rapport avec un autre chercheur, Peter Hough, qui suggère à Spencer de se soumettre à une enquête approfondie. Philip Spencer accepte de collaborer, et environ six semaines plus tard, il reçoit la visite inattendue de deux hommes qui prétendent être des agents des services de renseignement de la Royal Air Force. En lui montrant, rapidement et de loin leurs laissez-passer officiels, ils déclinent leurs noms : Jefferson et Davis. Puis ils lui expliquent que leur mission consiste à récupérer la photographie que Spencer a prise à Ilkley Moor. Mais celui-ci a déjà remis la photo à Hough. Mécontents, les visiteurs repartent bredouilles.
 
 
 
 
 
Une de ces affaires extraordinaires eut lieu après l'enlèvement par des extraterrestres de deux hommes en octobre 1975, alors que l'activité extraterrestre battait son plein dans l'État du Maine aux États-Unis. Près d'un an après l'incident en question, le 11 septembre 1976, le psychiatre enquêtât, sur l'affaire, le docteur Herbert Hopkinss, travaillait, chez lui, seul, lorsqu'il reçut un appel téléphonique d'un homme qui se présentait comme enquêteur en matière d'ovnis. l'étranger demanda l'autorisation   de rendre visite au psychiatre, et moins d'une minute après l'appel téléphonique, il sonna à la porte. (je n'ai pas vu de voiture, et même sil avait eu une voiture, il n'aurait absolument pas eu temps de venir chez moi aussi rapidement à partir d'un téléphone public", fit remarquer le docteur Hopkins. Le visiteur conseilla à Hopkins de détruire  la totalité de ses archives concernant l'affaire d'enlèvement. Mais peu à peu, Hopkins remarqua que la parole du visiteur devenait hésitante. L'homme se leva soudain en tremblant et, parvenant avec difficulté jusqu' à la porte, s'excusa en disant : « Ma réserve d'énergie est presque épuisée... il faut que je parte. » C'est alors que le docteur Hopkins pris conscience de l'aspect extrêmement étrange de son  visiteur. Il  portait un costume noir d'une coupe démodée, mais qui semblait neuf. Totalement chauve, il n'avait pas de sourcil ni de cils et détail encore plus étrange il portait du rouge a lèvre. L'expérience vécue par le docteur Hopkins constitue l'un des récits les plus fiables et les plus détaillés d'une visite d'Homme en noir. Pourtant, bien des aspects semblent absurdes, voire surréalistes On constate cependant que nombre de cas d'apparition d'hommes en noir comportent des détails de ce  type. Cela semble indiquer que ces entités ne sont peut-être pas un phénomène physique, du moins au sens ou nous l'entendons communément. Ces conclusions ont amené certains spécialistes à affirmer que les Hommes en noir sont des extraterrestres. Mais une autre hypothèse est avancée, selon laquelle ces hommes étranges ne seraient autres que des agents officiels.
 
 
SI l'on rassemble les informations que l'on possède sur les diverses apparitions d'Hommes en noir, on constate que les récits varient d'un cas à l'autre quant aux détails, mais on retrouve toujours la même trame. En général, les Hommes en noir se manifestent peu de temps après qu'un ovni ou une rencontre avec un extraterrestre a été signalée. Il s'agit soit d'une visite, soit d'un appel téléphonique à la personne qui a rencontré le phénomène  extraterrestre, ou à une personne enquêtant sur l'affaire. lorsqu'ils apparaissent, en général à ( ils sont vêtus de noir ou portent un uniforme militaire. Ils se déplacent souvent dans une voiture d'un modèle très ancien, mais paraissant neuve. Certains Hommes en noir présentent des papiers d'identité, mais ceux-ci s'avèrent toujours faux par la suite. Les Hommes en noir semblent toujours posséder des renseignements détaillés concernant la victime et l'expérience qu'elle a vécue, renseignement connus de la victime seule. Etant donné que la visite intervient la plupart du temps quelques heures Seulement après l'incident de l'ovni, comment font-ils pour obtenir ces renseignements si rapidement? Selon certains ufologues, les seules personnes ayant accès à ce genre d'informations sont des agents secrets du gouvernement. Ils estiment que ces mystérieux étrangers participent à une campagne de désinformation visant à dissimuler la nature véritable de certaines opérations secrètes menées par les services officiels, comme des opérations militaires ultrasecrètes, par exemple. Par ailleurs, un certain nombre d'ufologues sont convaincus que les gouvernements cherchent à empêcher la population de découvrir la vérité sur les ovnis. Dans cette hypothèse, les Hommes en noir feraient partie d'une conspiration gouvernementale, investit par les services secrets et destinée à manipuler les témoins d'apparitions d'ovnis et les enquêteurs. La principale faiblesse de cette théorie réside dans le fait que les vagues menaces proférées par les Hommes en noir ne sont jamais mises à exécution. En effet, ceux qui ont refusé de se conformer à leurs instructions n'ont jamais plus été inquiétés par la suite.
 
 
D'autres personnalités cherchent une explication psychologique au phénomène des Hommes en noir. L'ufologue américain Alvin Iawson note que toutes les personnes à l'allure étrange liées aux affaires d'ovnis semblent correspondre aux archétypes qui, selon le psychologue Carl Jung, sont enfouis dans l'imagerie inconsciente de chacun. En effet, de nombreux récits populaires évoquent des hommes vêtus de noir qui, périodiquement, sortent de leur monde souterrain pour rendre visite aux vivants. Selon certains chercheurs, les Hommes en noir ne sont que la version contemporaine de ces figures mythologiques. Mais dans ce cas, quel est l'élément qui déclenche, dans l'imagination de la victime, le processus lui donnant accès à ce réservoir d'images et lui permettant de créer une séquence d'événements étranges, toujours fondée sur le même schéma? Pour Iawson, la véritable énigme n'est pas tant ce que voit la victime, mais ce qui déclenche l'apparition de ces images archétypales. Malheureusement, il n'a, jusqu'à présent, apporté aucune réponse à cette énigme.
 
 
 
 
 
 
 
 
Rappelons brièvement ce que d'aucuns considèrent comme les faits, d'autres comme une histoire montée de toutes pièces, trois jours avant l'observation d'Arnold, un surveillant du port de Tacoma et son fils avaient vu six objets volants en forme de doughnut (circulaires avec un trou au milieu) survoler leur embarcation alors qu'ils patrouillaient près de Maury Island. Semblant en difficultés, l'un d'eux se mit à osciller, puis émit une explosion et lâcha sur eux un filet de matière métallique brillante, qui coulait comme de la lave, et qui blessa le fiston et tua le chien qui les accompagnait. Quand Kenneth Arnold arriva sur les lieux, il trouva Harold Dahl, le marin, fort réticent à raconter ce qui lui était arrivé. Arnold dut user de toute sa force de conviction et finalement, Dahl fut mis en confiance et fit au (déjà célèbre) businessman le récit suivant :
 
 
De fait, après qu'il eût commis l'imprudence de raconter son histoire à Kenneth Arnold et de lui confier un échantillon de ce qui avait chu de la soucoupe, Dahl disparut, et aucun enquêteur ne parvint à le retrouver. Crissman, le collègue de Dahl, fut littéralement exilé en Alaska (Barker) ou au Groenland (Keel), soudainement rappelé par l'armée dans laquelle il avait servi comme pilote pendant la guerre. Deux officiers des renseignements de l'armée, venus enquêter sur place, n'allèrent pas très loin: leur avion s'écrasa peu après le décollage de la base voisine de Tacoma, avec le morceau de métal mystérieux qu'ils avaient emporté; Paul Lance, un journaliste de Tacoma qui avait aidé Arnold lors de son enquête, mourut lui aussi peu après. Un autre journaliste, Ted Morello, de United Press, qui était également sur l'affaire (les soucoupes volantes, depuis quelques jours, faisaient la une de tous les journaux), prit Arnold à part et lui dit:
 
 
 
Il était trois heures du matin, en cette fin de juillet 1952. Un reflet de lumière sur l'eau attira l'attention de Rossi. Il leva les yeux et vit un objet bizarre, comme une bobine aplatie, avec des rotors sur le dessus, qui planait un peu au-dessus du cours d'eau. Il lançait des éclairs orange et bleus. Un tube sortit bientôt de l'objet et plongea dans la rivière, semblant pomper de l'eau. Rossi regardait la scène bouche bée, quand un personnage d'apparence humaine émergea par une ouverture au sommet de l'engin. Il dévisagea le pêcheur pendant un instant, puis pointa son doigt vers lui, comme s'il voulait le montrer à une autre personne que Rossi ne pouvait pas voir, à l'intérieur de l'objet. Carlo Rossi n'était pas rassuré et prit la fuite. Un rayon de lumière verte passa encore au-dessus de sa tête, tandis qu'il ressentait comme une secousse électrique dans tout le corps. S'étant jeté à terre, il put voir l'objet s'élever et disparaître en direction de Viareggio.
 
Rossi décida de ne parler à personne de ce qu'il avait vu. Ainsi fit-il, et il ne fut pas peu surpris quand, deux mois plus tard environ, le 15 septembre, alors qu'il gagnait son lieu de prédilection en fin de journée, un étranger le salua et lui demanda s'il n'avait pas vu "un avion, ou un autre engin volant au-dessus de la rivière"! L'inconnu, qui avait semblé l'attendre, était vêtu de bleu sombre, et son visage était très anguleux et son regard pénétrant (caractéristiques communes à la plupart des cas de MIB). Il s'exprimait en italien, mais avec un fort accent, comme celui d'un Scandinave. Rossi, se sentant menacé, nia avoir vu quoi que ce soit. L'autre lui offrit alors une cigarette - comme le pêcheur n'en avait jamais vue, avec une marque dorée sur le côté. Sitôt qu'il en eut tiré une bouffée, il se sentit pris de vertiges et de nausées. Alors l'étranger lui arracha la cigarette, l'écrasa et la jeta dans la rivière! Puis il s'en alla sans demander son reste.
 
 
 
Deux ans plus tard, des inconnus frappent à sa porte, au crépuscule. Ils portent des uniformes de l'Air Force. Fort de sa première expérience, Heflin leur demande leurs papiers, et note soigneusement leur identité. Ces hommes lui parlent des photos, et lui demandent s'il sait quelque chose du Triangle des Bermudes! Pendant la conversation, Heflin remarque la présence d'une voiture garée dans la rue, avec une inscription sur la porte avant qu'il ne parvient pas à lire. Il aperçoit une silhouette sur le siège arrière, et une lumière violette éclaire faiblement l'intérieur, lumière qu'il pense émaner de cadrans d'instruments. « On est en train de m'enregistrer », se dit-il. Son poste de radio FM, qui est allumé au salon, fait entendre des « pops » bruyants et distincts pendant tout l'entretien.
 
 
 
 
 
Lors de contacts ultérieurs, Carroll Watts put prendre onze bonnes photographies du 'cigare', et une (très floue) de l'un des êtres qui le pilotaient. D'autres personnes de la région ayant aussi observé des ovnis, l'affaire finit par arriver aux oreilles de l'Air Force, qui la transmit au comité Condon. Watts envoya une copie de ses photos au comité, ainsi que son témoignage détaillé de son extraordinaire expérience. Une autre série de copies fut adressée au Dr. Hynek, qui déclara qu'à première vue, il ne s'agissait pas d'une fraude. « Si c'est un mensonge, remarqua Hynek, il est très très intelligent. En fait, il serait si intelligent que ce serait presque aussi intéressant que ce que ce fermier prétend avoir vécu. » Néanmoins, et pour s'en assurer, il suggéra que le témoin soit soumis au test du détecteur de mensonges. 
 
 
 
 
 
 
A Eden, un chasseur était à l'affût, cette nuit du 1er mars 1967. Soudain il entendit un bruit inhabituel et vit atterrir un objet circulaire, d'apparence dorée. Une porte s'ouvrit ("comme la porte coulissante d'un ascenseur", rapporte Dewitt Baldwin, le chasseur) et un homme sortit, vêtu d'une combinaison collante noire, comme celle d'un aviateur. L'homme, qui portait une sorte de casque et des lunettes protectrices, s'approcha: « Il me demanda ce que je faisait. Ce n'était pas un Blanc, ce n'était pas un Noir non plus. Il parlait tout à fait normalement, sans accent. Je lui dis que je chassais. Il me demanda si j'étais né ici, et je lui répondis que non, que j'étais né en Géorgie. Il saisit mon fusil, l'examina, puis me le rendit. Il me dit qu'il reviendrait. Puis il grimpa dans la soucoupe, et quelques secondes plus tard, disparut de ma vue. »
 
 
 
 
 
De très grande taille, il était aussi volumineux, et les Christiansen estimèrent qu'il devait peser dans les 150 kilos. Il portait une toque de fourrure à la russe, mais avec une visière noire, et un mince manteau d'une matière noire qui ne semblait pas le protéger du froid intense qui régnait ce jour-là. S'étant défait de sa coiffe, il arbora un crâne grand et rond, mais son visage était anguleux et pointu. Ses cheveux étaient noirs, mais très courts, comme s'ils avaient été rasés et avaient à peine repoussé. Ses yeux étaient un peu exorbités, et l'un d'eux paraissait de verre, ne suivant pas les mouvements de l'autre. Sa voix aussi était étrange, comme si elle avait été produite par un ordinateur, avec des phrases juxtaposées, prononcées sur un ton monocorde. Sa respiration était sifflante.
 
 
 
 
 
De toutes les apparitions de MIB citées de par le monde, celle dont fut témoin le Dr Herbert Hopkins est certainement la plus souvent mentionnée, tant elle représente l'archétype de ces manifestations. Certains détails, cependant, sont souvent omis, bien qu'ils soient de la plus grande importance: nous nous sommes attachés à n'en oublier aucun - à notre connaissance. Le Dr Hopkins, d'Orchard Beach, dans le Maine, avait été sollicité pour étudier le subconscient d'un jeune "enlevé", David Stephens, et était entré ainsi en contact avec le phénomène ovni, pour lequel il n'avait auparavant pas d'intérêt particulier. Cela allait le conduire à une célébrité dans le monde ufologique, qui ne devait rien à ses recherches, mais à une rencontre dont il se serait certainement passé: le soir du 11 septembre 1976 restera malheureusement à jamais gravé dans sa mémoire.
 
Ce soir-là, il s'était exceptionnellement retrouvé seul à la maison - sa femme et son fils étaient sortis voir un film. Le téléphone avait sonné, et un homme s'annonçant comme le vice-président de la New Jersey UFO Research Organization avait sollicité un entretien au sujet de l'enlèvement de David (il fut vérifié plus tard que cet organisme n'existait pas). Curieusement, le Dr Hopkins avait accepté l'entrevue sans avoir demandé son nom à son interlocuteur (ce qu'il avoua n'être pas du tout son genre). L'inconnu avait dit qu'il serait là tout de suite : en effet, quelques secondes plus tard, Hopkins le vit arriver sur les escaliers conduisant au deuxième étage! Bien qu'intrigué par cette impossibilité physique de se trouver là si vite, le docteur lui ouvrit la porte et l'invita à entrer, sans formalité (attitude qu'il reconnut être très inhabituel chez lui). L'individu se retrouva ainsi assis dans son salon moins d'une minute après qu'il eût appris son existence au téléphone!
 
Hopkins ne put s'empêcher d'être fasciné par l'apparence étrange de la "personne" qu'il avait en face de lui: vêtu d'un costume noir impeccable, chaussures noires, chaussettes noires, cravate noire sur une chemise d'un bleu très foncé, le MIB portait de surcroît un melon, noir et poli, qu'il retira prestement, laissant apparaître un crâne parfaitement chauve et lisse! Sa peau était comme celle d'une poupée, lisse et ayant l'aspect du plastique, mais d'une blancheur cadavérique; elle était exempte de toute pilosité: pas de sourcils, ni même de cils, en revanche des lèvres d'un rouge brillant, sous un nez très petit et bizarrement implanté bas. Avec son costume sans un faux pli, il avait l'air d'un mannequin qui se serait soudain animé et serait sorti de sa vitrine. Même après qu'il se fût assis, son apparence demeurait si parfaite que le docteur n'en croyait pas ses yeux.
 
Interrogé sur le cas qu'il étudiait, le Dr Hopkins commença d'exposer ses vues sur la question. L'individu approuvait en hochant la tête, et en disant de temps à autre: « c'est ainsi que je le comprends »... Pendant qu'il parlait, Hopkins était attiré par ses yeux: ils étaient très brillants, mais il ne parvint à en décrire précisément ni la forme, ni la couleur - sauf qu'ils étaient sombres. Pour relancer la conversation, l'inconnu disait simplement: « et alors ? », toujours sur un ton monocorde, sans expression (de même qu'il s'était exprimé au téléphone - c'est d'ailleurs ainsi qu'il fut identifié comme étant bien la même personne). Son anglais était parfait, sans accent, mais il prononçait les mots l'un après l'autre, de façon espacée, comme une machine. Quand le MIB s'essuya la bouche du dos de la main, Hopkins se rendit compte que le rouge déteignait sur ses gants gris, laissant apparaître une bouche sans lèvres - celles-ci avaient simplement été dessinées sur sa peau de "plastique" blanc! Cette bouche était un simple trait droit, rectiligne, s'entrouvrant pour parler. Sa tête n'eût aucun mouvement, à aucun instant. Il dit soudain à Hopkins qu'il avait deux pièces de monnaie dans sa poche gauche (comment l'avait-il su?) et lui demanda d'en prendre une et de la tenir dans le creux de sa main - ce qu'il fit. « Ne me regardez pas, regardez la pièce », dit le MIB. La rondelle de cuivre prit alors une couleur argentée, puis bleue - et ensuite le docteur la vit complètement floue tandis qu'il sentait son poids disparaître. Elle s'était doucement dématérialisée sous ses yeux!
 
 
 
14
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13
 
Mgr Beauséjour, évêque de Carcassonne, est muet de stupéfaction. Il vient de prendre connaissance du dossier que son vicaire général lui a remis. Ainsi un de ses curés de campagne mène plus grand train que lui si l'on en croit les comptes, sans doute truqués en plus, qui viennent de lui parvenir. Le premier novembre 1900, ce curé avait fait entrer dans son presbytère : 1 fût rhum Martinique en caisse ABC no 1031: 45 litres à 2 francs= 90 francs ; 50 litres du rhum à 2,35 franc= 117,50 francs (Rhum parfait, presque historique) ; 33 litres de vin blanc Haut Barsac; 33 litres de Malvoisie, 17 litres de quinquina doré, 53 litres de Banyuls, 12 litres de muscat. Cela représente alors une somme considérable, c'étaient des francs-or, la plus forte des monnaies. Comment le curé d'une bourgade au fond de son diocèse peut-il payer tout cela, et pour en faire quoi ? Il convoque aussitôt à l'évêché ce curieux vicaire. Malheureusement, à chaque injonction, il reçoit une lettre d'excuse, certificat médical à la clé : l'abbé Bérenger Saunière est malade.
Étrange personnage que ce Saunière, bel homme, bâti en joueur de rugby. C'était un enfant de la région, d'origine pauvre, né le 11 avril 1852 à Montazels, d'une famille fort modeste, aîné de sept enfants. Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé d'un petit village, il se trouve, trois ans après, professeur au séminaire de Narbonne. Il n'y reste pas longtemps : ses manières désinvoltes, son indépendance ne plaisent guère à ses supérieurs. En voulant le punir, ceux-ci, curieusement, lui ouvrent la route de l'aventure en le nommant en 1885 curé d'une petite bourgade : Rennes-le-Château, proche de Montségur, le dernier refuge des hérétiques Cathares. Quelques maisons bordent l'unique rue du village ; pour l'abbé Saunière, cette nomination représente l'exil le plus total. Semées de petites villes et de minuscules villages, des vagues de collines partent des Pyrénées pour venir mourir à Carcassonne. La terre est dure. Les habitants sont rares.
La région est pauvre. Elle était pourtant très riche. Autrefois, il y a 2 000 ans, les Celtes y habitaient- Narbonne était leur capitale. Les Wisigoths, ennemis mortels des Romains, ont pris leur suite, jusqu'aux invasions musulmanes de l'an 700. Depuis, le pays se méfie : des tours de guet, aujourd'hui ruinées, cernent le paysage. Des châteaux forts achèvent de s'écrouler au sommet des collines. Pendant des centaines d'années, les hommes ont nourri cette terre de leur sang. Devenue partie intégrante du comté de Toulouse en 1050, la région a suivi son Seigneur dans le catharisme. Comme toute la région, Rennes s'est endormi loin de l'histoire. Après avoir été une capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château.
Premier travail d'urgence : réparer l'autel. C'est une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité est scellée dans le mur de l'église, tandis que l'autre est soutenue par une colonne sculptée par les Wisigoths. Aidé de deux maçons il déplace la dalle. Il a la surprise de découvrir que la colonne est creuse. A l'intérieur, des tubes de bois scellés à la cire renferment quatre parchemins. Ce sont des transcriptions de passages de l'Évangile, rédigées en latin dans une écriture archaïque et quelque peu étrange. Le premier de ces manuscrits (Jean, XII 1-12) décrit la visite du Christ à la maison de Lazare, à Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des disciples qui égrènent les épis de blé, le jour du sabbat : cette version est élaborée à partir de celle de Matthieu (XII, 1-8), de Marc (II, 23-28) et de Luc (VI, 1-5). Cependant, si on les examine plus attentivement, ces manuscrits font apparaître un certain nombre de détails inattendus : les monogrammes respectent des compositions différentes. Des lettres ont été ajoutées au texte. Certaines sont remplacées par des points, d'autres ont été déplacées. La découverte vite ébruitée, le maire propose de conserver ces documents dans les archives. L'abbé, qui ne sait comment rembourser le prêt accordé, lui propose de les vendre et de se charger de la négociation. Saunière les montre également à son évêque, Mgr Billard, évêque de Carcassonne, prélat érudit en relation avec les savants prêtres de Saint-Sulpice dont l'abbé Bieil, leur directeur spirituel.
Le diocèse lui paye le voyage à Paris. Le curé de campagne remet les parchemins à l'abbé Bieil. Ce dernier le présente à son neveu l'éditeur Ané et à son petit-neveu Emile Hoffet, oblat de vingt ans féru d'occultisme et de sociétés secrètes. Saunière visite Saint-Sulpice, regarde étonné l'insolite crucifixion de Signo. En trois semaines, il passe le plus clair de sont temps au Louvre où il achète une reproduction des Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin, le Saint-Antoine ermite de David Téniers et, curieusement, un portrait du pape Célestin V. Plus curieux encore : il devient l'ami de la plus célèbre cantatrice du temps, Emma Calvé, vingt-quatre ans, beauté célèbre au sommet de sa gloire. Elle revient tout juste de Londres, où les Anglais lui ont fait un triomphe. La reine Victoria l'a même invitée à Windsor. Pour un curé de campagne inconnu, ce n'est pas un mince succès.
De retour à Rennes-le-Château, Saunière dit au maire qu'il a vendu les documents, le rembourse du prêt grâce à l'argent donné par l'évêque et se remet au travail. Il entreprend une fouille systématique de son église et décide de soulever une autre dalle, face à l'autel. La face cachée se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VI ou du VII siècle. On peut y voir deux scènes, qui se déroulent toutes deux dans un lieu voûté ou dans un crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le col pour s'abreuver dans une fontaine. A droite, un autre chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte un enfant sur son arçon. Usée et cassée, la pierre laisse difficilement deviner les sujets, mais la facture est incontestablement ancienne. Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur. C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église.
Après cette découverte, l'abbé Saunière arrête de travailler dans son église. On le voit courir à la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante, sa complice jusqu'à sa mort et, une fois l'abbé disparu en 1917, son héritière et la détentrice de leur secret commun. Il revient tous les soirs, le sac plein de cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge, il répond qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église. La grotte est toujours en place de nos jours, mais elle a été pillée. Au fond du cimetière, près de l'église, se dressent deux pierres tombales, dont celle de Marie de Négir d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit, il les déplace à l'autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscriptions. En vain : certains archéologues les avaient déjà relevées (nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits).
Au cours des deux années suivantes, le curé de Rennes-le-Château ne cesse de voyager. Il ouvre un compte en Banque à Perpignan. Un autre à Toulouse. Un autre encore à Paris et un quatrième à Budapest. Des mandats arrivent de toute l'Europe, libellés au nom de Marie Denarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses. A partir de 1896, il entreprend un vaste programme de remise à neuf de l'église. Il dirige les travaux et met la main à la pâte, peignant lui-même la sainte Madeleine du devant de l'autel. Le calvaire seul coûtera 11 000 francs ! Presque tout a subsisté jusqu'à nos jours et l'effet en est saisissant. Lorsqu'en 1897 tout est terminé il demande à son évêque de venir consacrer l'église. A peine arrivé l'évêque en proie à un malaise s'empresse de bénir en coup de vent cet ensemble d'une rare laideur et s'enfuit. Il ne revint jamais à Rennes-le-Château.
Il faut reconnaître que ce saint lieu est bien étrange. Sur le tympan est gravé: "Teribilis est locus iste" (ce lieu est terrible, "les paroles de Jacob à Bethléem"). Ailleurs on peut lire: "Méa domus orationis vocatibus". La suite de la citation est sans équivoque : "Ma maison est celle de prière, vous en avez fait une caverne de brigands". Lieu terrible en effet que cette église dédiée à la Madeleine. A l'entrée, le bénitier surmonté des initiales "B.S.", est posé sur la tête d'Asmodée, le diable boiteux. Ce démon, de dimensions humaines et le regard mauvais, semble assis, deux de ses doigts forment un cercle, une de ses côtes est plate, le mamelon n'est pas à sa place. Les couleurs sont criardes. Curieusement dans la proche région existe un rocher nommé Fauteuil du Diable, le Plan de la Coste, et une autre: "le sein du Diable" à dire vrai "seing", donc "signe". Quant aux initiales "B.S." l'abbé a joué sur les mots : un endroit appelé le bénitier se trouve entre les rivières Blanques et Sals. Asmodée appuie ses cinq doigts sur son genou : ne nomme-t-on pas la main du diable "cinq creux" sur le rocher proche de Rennes-le-Château dit Pierre du Pain ? Au-dessus : quatre anges ailés, qui portent la devise "Par ce signe, tu vaincras", une citation qui passe pour avoir entraîné la conversion de l'empereur Constantin. Le regard du diable du bénitier fixe un dallage. Il n'est pas le seul. Sur les fonds baptismaux, saint Jean-Baptiste fixe lui aussi l'échiquier. Dans cette église peu banale, l'abbé a fait faire un dallage noir et blanc de soixante-quatre cases comme un échiquier dont les angles sont orientées vers les points cardinaux. Les murs de l'église sont recouverts de peintures en relief de style populaire : quelques stations d'un chemin de croix et de représentations du Christ. Chaque tableau dans ce sanctuaire fait référence à des lieux du voisinage. Autre lieu marqué dans le sanctuaire : la statue de Saint Antoine-Ermite. Or, un lieu proche se nomme grotte de l'Ermite. De plus le soleil venant du vitrail opposé vient frapper cette statue le 17 janvier, jour de la fête du saint. Là encore apparaît le chiffre 17 qui avec le chiffre 22 (référence au nombre de lettres de l'alphabet hébraïque et aussi arcane du tarot dit le "mat") est souvent présent. 
Quant au chemin de croix, Saunière se souvenait sans doute de celui de Saint-Sulpice, il n'est que rébus et allusions. Dès la première station on retrouve les lieux environnants. Pilate se lave les mains dans un plateau blanc tenu par un noir : c'est Blanchefort et Roco Negro. Les statues placées entre les stations du chemin de croix ont aussi leurs symboles plus difficiles à comprendre que les roses et les croix qui ornent la façade. Son église achevée, Saunière a d'autres envies de construire. Il fait apporter l'eau et l'électricité dans le village. En 1900 il achète des terrains et fait édifier la villa Béthanie et une tour de deux étages. La tour Magdala c'est sa tour d'ivoire avec sa bibliothèque aux meubles coûteux et laids. La villa Béthanie c'est la maison de tous. Un chemin de ronde ceinture le domaine, un parc l'agrémente avec des bassins, un potager et un verger complètent l'ensemble. Cela coûta un million de francs-or ! Un parc zoologique vient couronner le tout. A la villa défilent des personnages célèbres : le secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts Dujardin-Baumetz ; Emma Calvé y est chez elle, mais aussi Andrée Bruguière, femme de lettres en vogue, qui se fait appeler marquise d'Artois, la marquise de Bozas d'authentique noblesse et un personnage surnommé "l'étranger" par les gens du pays qui n'est autre que l'archiduc Jean de Habsbourg, cousin de l'empereur d'Autriche-Hongrie. Tant d'invités justifient les factures qui ont éberlué l'évêque de Carcassonne. Le village, s'il jase un peu sur la vie de joyeux luron de son curé, ne peut que pardonner. En effet il est d'une bonté à toute épreuve et d'une générosité sans limite.
Lorsque Mgr Beauséjour, sous prétexte de simonie et de trafic de messes, le fait suspendre "a divinis" puis "interdire"; les villageois lui restent attachés. Saunière n'ayant plus le droit de dire la messe ni de donner les sacrements, un autre curé est nommé. Chaque dimanche il célèbre la messe dans une église vide. Le village vient à la messe où Saunière officie, dans une chapelle qu'il a fait construire, malgré l'interdit du pape. Le procès de Rome n'est pas pour l'effrayer : il tient tête à son évêque, interjette appel à Rome, gagne la partie. L'évêque forme un contre-recours et finit par avoir gain de cause. Il ordonne à Saunière de remettre le presbytère au nouveau curé, l'abbé Marty. Mais c'est impossible! Saunière lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat l'avait loué à la municipalité, désormais propriétaire, au nom de Marie Denarnaud ! Se sentant mourir, Bérenger Saunière demande son voisin, curé d'Esparaza, l'abbé Rivière. Lorsque ce dernier quitta la chambre du mourant il est blême: de ce jour-là à sa mort on ne le vit plus rire et il devint taciturne. Que lui avait révélé Saunière? Au début de 1917, à la porte de la tour Magdala il est frappé d'une hémorragie cérébrale. Il meurt le 22 janvier 1917, à l'âge de 65 ans, toujours aimé de ses paroissiens. En effet, on expose son cadavre sur le chemin de ronde, recouvert d'une tenture à pompons rouges. Tout Rennes-le-Château, qui défile devant le corps, emporte comme une relique un pompon de ce drap mortuaire. On a diagnostiqué une cirrhose du foie, mais déjà le bruit d'une mort non naturelle circule. Chose plus étrange encore et parfaitement incompatible avec la loi de l'Eglise qui veut que les derniers sacrements soient donnés à un malade conscient, ce n'est que deux jours après son décès que Saunière les reçut!
C'est l'abbé Henri Bouvet, curé de la commune voisine Rennes-les-bains. Erudit et fort charitable, il dispose, bien que vivant modestement, d'une grande fortune et verse à l'évêché des sommes importantes ce qui lui vaut la considération de son évêque, Mgr Billard. C'est lui qui offre en 1887 à Saunière de financer la restauration de l'église Sainte Marie-Madeleine à condition d'en rester le maître d'œuvre absolu mais occulte. C'est lui qui verse au nom de Marie Denarnaud, en quinze ans- et encore les comptes des années 1891 à 1894 ont disparu- 4 516 691 francs-or ! En 1903 il cesse les paiements pour des raisons inconnues. Saunière est alors sans argent et une brouille entre les deux curés s'installe qui durera douze ans. Bouvet, avant de mourir révéla à Saunière le secret de sa fortune et l'emplacement du trésor. Dès lors les projets extravagants de Saunière reprennent. La mort devait les interrompre.
Il n'est donc jusqu'à présent question que d'argent, de trésor caché. Mais il y a plus intéressant: l'affaire des parchemins. A sa mort Saunière les légua à sa nièce, Madame James, de Montazels qui n'y comprit rien et qui, déçue par un si médiocre héritage les vendit en 1955 pour 250 000 francs à des Anglais faisant partie de la ligue de la librairie ancienne lesquels les publient. Les trois parchemins sont : la généalogie des comtes de Rhédae, le testament de François-Pierre de Hautpoul, seigneur de Rennes et du Bézu, celui d'Henri Hautpoul daté du 24 avril 1695. Il y avait là de quoi faire changer l'histoire de la France à la fin du siècle dernier et l'on comprend alors pourquoi Jean de Habsbourg, la comtesse de Chambord, veuve du dernier représentant de la branche aînée des Bourbons, aient attaché autant d'importance à la recherche des documents et versé des sommes énormes pour les faire aboutir. Ces parchemins révèlent tout simplement l'existence de la descendance des rois mérovingiens après l'usurpation carolingienne (Charlemagne etc.). Mais depuis le IX ème siècle cette famille, la plus ancienne de France, a renoncé au trône. En 1873, le Comte de Chambord a renoncé au trône parce qu'il ne pouvait accepter le drapeau tricolore hérité de la Révolution française. Il était mort sans descendants. Quelle révolution eut été dans les années 1880 la preuve de l'existence de descendants de la lignée mérovingienne! La jeune et fragile république votée à une voix (douteuse) de majorité aurait basculé si la Comtesse de Chambord avait pu présenter un prétendant mérovingien.
 
 
12
 
 
 
11
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
09
 
 
 
 
08
 
La tristement célèbre malédiction qui pèse sur la trilogie des Poltergeist (un troisième volet a été tourné en 1988, réalisé par Gary Sherman). Effectivement, plusieurs acteurs ayants participés aux films sont morts de différentes façons, à commencer par la jeune Heather O'Rourke (interprète de Carol Anne), décédée alors qu'elle tournait dans 'Poltergeist III'. La fillette n'avait que 13 ans à l'âge de sa mort et aurait succombé suite à une infection intestinale. Quelque temps après le tournage de 'Poltergeist', c'est la jeune Dominique Dunne (interprète de Dana Freeling) qui est morte après avoir été assassiné par son petit ami. Pour finir, c'est Julian Beck, interprète du sinistre Kane dans 'Poltergeist II', qui mourut pendant le tournage du film, à la suite d'un cancer à l'estomac. Pour finir, c'est l'acteur Will Sampson qui mourra un an après le film. Mais les ennuis ne se sont pas arrêtés là, puisque le tournage de ce second épisode est devenu une sorte de cauchemar réel le jour où l'équipe du film a découvert que les cadavres utilisés dans les séquences de la caverne étaient réels. 
 
 
 
 
Heather O'Rourke joue Carol-Anne Freeling. Au début de l'année 1987, elle tombe malade et les médecins diagnostiquent la maladie de Crohn. Elle doit subir un traitement médical durant le tournage de Poltergeist 3 à Chicago. Elle termine le tournage avant de rentrer en Californie, apparemment remise. Mais le 1er février 1988, suite à un malaise, on lui diagnostique une sténose intestinale. Bien qu'opérée en urgence, elle meurt d'un choc septique, l'obstruction ayant entraîné une infection fatale. Ses dernier mots ont été "maman je t'aime " . On peut voir à la fin de Poltergeist 3 que ce n'est pas Heather O'Rourke dans les bras de Nancy Allen mais une autre petite fille car Heather était morte avant de jouer la derniere scène du film . Heather était très talentueuse. Elle pouvait retenir un script de beaucoup de pages en quelques heures !
 
 
 
 
 
 
 
07
 
 
 
 
De derrière on peut facilement remarquer un balcon ou reste une seule et unique fenêtre non murée. Un chien gardant les lieux, nous ne pûmes entrer pour inspecter les lieux. Les jardins sont apparemment entretenus car celui possèdent de magnifiques fleurs en pleines floraison. Mais il n'empêche que le propriétaire se laisse aller au niveau des mauvaises herbes. Quand nous nous sommes approchés de la grille pour commencer à prendre les photos, le chien hurlais si fort que nous dûment faire vite. Aucuns faits troublant ne s'est manifesté.. mais je suis sûre que dés que nous aurions pût entré, nous aurions assisté à de drôle de manifestation car en elle même, la maison est assez angoissante. Une voies rapide est pourtant juste devant mais quand nous sommes restés un peu pour essayer de piocher quelques photos plus intéressantes ils y eu comme un cône de silence. Pas un seul bruit sauf les aboiements du chien. 
 
 
 
 
 
 
 
06
Amityville,

La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Océan Avenue. Elle fut édifiée en 1925 sur trois étages dans un pur style colonial. Après les événements (mais probablement après la diffusion du film), les curieux se plaisaient à décrire deux lucarnes du dernier étage comme les yeux du Diable. De nombreux mythes particulièrement fantaisistes ont été conçus postérieurement pour justifier les "événements" décrits par la famille Lutz et Jay Anson. Parmi ces récits, dont l'invraisemblance a été démontrée, on peut citer l'histoire d'un certain John Ketchum qui, chassé de Salem vers la fin de l'an 1600 pour sorcellerie, aurait vécu à l'endroit même où a été érigée la maison. D'autres récits préfèrent voir Amityville comme le site d'un ancien cimetière indien. Ces récits sont très emprunts de la mythologie fantastique américaine, et n'ont bien sûr aucun fondement historique ou géographique.
 
 
 
Les corps furent tous retrouvés reposant dans la même position : tous étaient couchés sur le ventre, les bras allongés vers l'avant, comme pour laisser la chance au tireur d'atteindre facilement le thorax ou la tête des victimes. La police disait que si les voisins n'avaient rien entendu, c'est parce que la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. De plus, le chien des DeFeo aboyait bruyamment durant les meurtres. Les DeFeos croyaient très probablement que Ronald DeFeo Jr regardait encore Castle Keep, une émission particulièrement violente et remplie de tirs bruyants. Ronald DeFeo Jr. écoutait la télévision très fort, ce qui pourrait expliquer pourquoi les enfants ne se sont pas réveillés. M. et Mme DeFeo ont été les premiers à être assassinés et les enfants n'avaient aucune raison d'être alarmés parce qu'ils dormaient dans leur maison, dans leurs lits. Les autopsies ont révélé que les DeFeos n'ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Mme DeFeo et Allison se sont réveillées.
 
 
À l'arrivée de la famille, la pièce des "croque-morts" était restée intacte et rien n'avait été enlevé de la salle. Cela était sûrement dû à la fréquente apparition d'un visage démoniaque dans cette salle, voisine de la chambre des deux frères. Selon les témoignages des Lutz, suivirent ensuite nombre de phénomènes inexpliqués. La famille constate d'énormes variations de température, la présence de l'odeur écœurante d'un vieux parfum, la formation de taches noires sur les sanitaires et l'apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale. George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Détail troublant : c'est l'heure à laquelle le meurtre des DeFeo eut lieu. Il est réveillé par un orchestre symphonique très bruyant venant de la cuisine, vide. Un lion de céramique de plus de 1m de haut se met à bouger seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon le commentaire très subjectif de l'écrivain Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain". Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque.
 
 
05
 
 
 
Ce cas est l’un des plus célèbres qui s’est déroulé en 1915. Le bataillon de Norfolk  était composé de 267 hommes et défendait les positions Françaises et Anglaises contre les Allemands sur la presqu’île des Dardanelles (Mer noire). Dans cette région montagneuse, tous étaient partis prêter main forte à un corps d’armée Néo-Zélandais qui se trouvait en difficulté. Alors qu’ils s’enfonçaient dans la vallée, une autre compagnie de soldats du Commonwealth qui les observaient, furent témoins d’une étrange disparition. Ils virent descendre sur leurs camarades un épais nuage de couleur grisâtre. Lorsque celui-ci se dissipa, le régiment avait entièrement disparu au fond d’une rivière asséchée : aucune traces de quiconque ! Un rapport sur ces évènements fut rédigé en 1917 : Il évoqua une étrange brume qui recouvrit le bataillon le 12 août, et supposa qu’il ait pu dissimuler des tranchées occupées par les Ottomans. Il relata également une bataille qui s’était déroulée à quelques kilomètres le même jour, et suggéra que les morts du 5ème régiment furent mêlés à ceux de cette bataille.
 
 
 
 
Des nuages étranges apparaissent souvent lors d’évènements inexplicables. Un ufologue Russe Kosinov a aperçu un de ces nuages en 1989 alors qu’il se trouvait dans une forêt. Il ressentit alors une forme de vie et un regard se poser sur lui. Un nuage sombre s’est approché de lui, puis il s’est senti très affaibli, ne pouvant résister à cette chose qui venait le chercher. Il repoussa mentalement le nuage, qui s’éloigna. Un autre cas s’est déroulé près d’un fleuve Russe. Des parents qui étaient en camping avec leurs deux enfants, virent un étrange nuage gris descendre vers eux. L’homme fut soulevé dans les airs et se retrouva dans une salle avec des hommes en tenue militaire. D’après son témoignage, les hommes lui aurait dit qu’ils venaient du futur pour explorer notre cher planète ! Après lui avoir proposé de rester avec eux, ils le ramenèrent sur les berges du fleuve…
 
 
04
 
03

Un soir, Jessica regardait tranquillement la télévision, confortablement installée dans le canapé du salon. Ses parents étant à une soirée, elle avait décidé d'en profiter. Malheureusement, c'était sans compter sur sa petite sœur Léa, 5 ans, qui était  elle aussi à la maison. En effet, depuis le début de la soirée, la petite était descendue de sa chambre pour voir sa grande sœur trois fois : la première fois car elle avait soif, la deuxième parce qu’elle voulait qu'elle lui raconte une histoire, et la troisième car elle avait vu un "grand bonhomme noir" dans le jardin. Jessica, patiente, avait été chercher un verre dans la cuisine, avait lut à Léa Blanche-Neige et les 7 Nains, et avait fait le tour du jardin trois fois avant d'affirmer qu'il n'y avait aucun "grand bonhomme noir". Une fois cette inspection terminée, elle avait recouché sa sœur en lui disant que maintenant, il fallait dormir.
 
 
 
 
 
 
 
02
 
 
 
 
 
 
 
01
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sommaire :

Les premiers Américains furent cannibales.
- La papesse Jeanne.
- Le tueur du zodiaque.
Croatoan.
La maison d'Anderlues.
- La route 666.
- Les jumeaux Jim.
- Un témoignage.
Elvis Presley toujours vivant ?
Lincoln-Kennedy, coïncidences et différences !
- Les hommes en noir (MIB).
Maison qui saigne.
Le secret de l'abbé Saunière.
L'étrange histoire de la famille Laval.
La forêt de Brocéliande.
La légende de Bloody Mary.
- La route maudite.
La malédiction du film poltergeist.
- La maison de Hem.
- Amityville.
Des disparitions mystérieuses de bataillons complets.
- Accident de voiture.
- Le fauteuil roulant.
Les frères ont passé un appel téléphonique.
- La dame blanche.
Haut de page.

 


 
Afficher la suite de cette page




Créer un site
Créer un site