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Les premiers Américains furent cannibales ? Après aussi ?
Certains historiens s’en doutaient un petit peu, c’est désormais scientifiquement établi : dans des conditions extrêmement précaires, les premiers colons américains durent avoir recours en 1610 au cannibalisme de survie, dévorant donc une jeune fille avec une maladresse manifeste, qui dit assez le désespoir et l’urgence de cet acte atroce. Un cas sans doute extrême, mais pas si rare que ça – et plus récemment que ce qu’on pourrait croire : les États-Unis ont connu plusieurs cas de cannibales malgré eux. Autant dire qu’on s’en tire bien en mangeant de la dinde, à Thanksgiving.
Ronald Reagan, acteur, président et descendant de cannibales
En 1980, la campagne présidentielle américaine bat son plein. Carter, le président démocrate sortant, affronte le républicain Ronald Reagan, ancien acteur dont les gaffes et la relative désinvolture donnent quelques frayeurs à ses partisans. Ils eurent une occasion de plus de transpirer lorsqu’un universitaire et généalogiste américain, Paul Riggs, affirme preuves à l’appui que deux des oncles de Ronald Reagan en avaient bouffé un troisième, du côté maternel. Et de sortir les pièces du procès qui s’ensuivit.
Les trois frères Blue s’étaient perdus dans les montagnes rocheuses du Colorado. Ils se retrouvèrent pour finir isolés loin de tout, coincés dans une grotte par un blizzard interminable et bloqués par la neige, sans la moindre source de nourriture à proximité. L’un des oncles du futur Président, Alexandre, finit par mourir d’une blessure. Les deux frères restants, Daniel et Charlie, durent se résoudre à boulotter le cher disparu pour survivre eux-mêmes – avec succès d'ailleurs, puisqu’ils finirent par s’en tirer.
La cour de Denver acquitta Tonton Daniel et Tonton Charlie, considérant que la faim et des circonstances exceptionnelles les avaient fragilisés mentalement. Reagan en fut quitte pour rassurer ses concitoyens à la télévision : "Pas de panique : le cannibalisme n’est pas héréditaire."
Tu aimes beau-papa ? Reprends-en.
Tout le monde connait l’histoire des rugbymen uruguayens dont l’avion s’écrase en 1972 dans les Andes, et qui ne durent leur salut qu’à la consommation des corps des passagers morts dans l’accident. Une histoire équivalente s'est déroulée en 1979, au beau milieu des États-Unis, très exactement dans l’Idaho. Un soir de mai, le Cessna 172 de Norman Pischke s’écrase au beau milieu de nulle part, en pleine montagne – lui meurt de ses blessures à un mile de l'avion en tentant d'aller chercher des secours. Trois survivants sont en revanche sortis sans une égratignure de la carlingue : Donald Johnson, un cinquantenaire canadien, sa fille cadette, Danno et l’un de ses gendres, Brent. La nuit est glaciale à cette altitude, même en mai : Donald meurt de froid au cours de la nuit, non sans avoir laissé son épais manteau à sa fille. Beau geste ? Certes. Il fit pourtant encore mieux, quoique post mortem.
Perdus, loin de tout et sans aucun moyen d’appeler des secours, les deux jeunes gens épuisent d'abord tout ce qu’ils peuvent trouver en guise de nourriture dans les alentours : mousses, graines… En vain. Ils s’affaiblissent à vue d’œil et la triste alternative se fait jour : il ne leur ne reste plus qu'à se laisser mourir - ou à bouffer Donald. "Nous avons parlé à Dieu et nous avons prié. Nous avons décidé de le manger (…) C’est ce qu’il aurait voulu", a confié Brent à un journal local plus tard. Après avoir repris des forces en vivant ainsi sur la bête pendant une quinzaine de jours (quand même), ils marchèrent cinq jours avant d’être enfin recueillis, à une trentaine de kilomètres du lieu du crash.
Viande congelée sur le Proteus.
En 1881, une expédition polaire est lancée par les États-Unis, sous l’autorité du capitaine Greely. Le Proteus part avec 27 membres d’équipage pour installer au beau milieu de l’Arctique la première station météorologique polaire. Le bateau sera porté disparu… trois ans ! En 1884, l’un des navires expédiés à la recherche de l'équipage tombe enfin sur le camp des rescapés, à bout de force et d’épuisement. Ils ne sont plus que huit, dont le capitaine, installés dans un semblant de campement à proximité de l’endroit où le Proteus avait fini par couler, brisé par la banquise. Ils sont dans un état épouvantable (l'un d'eux meurt d'ailleurs sur la route du retour), réduits à dévorer quelques vêtements en peau de phoque. Près d’eux, douze cadavres sont étendus sur la glace.
Les survivants sont accueillis en héros, une fois rentrés au pays. Très vite pourtant, les pires rumeurs se mettent à courir et les langues se délient. Certains membres de l'équipage de secours affirment plus ou moins ouvertement qu’aucun des corps retrouvés ne portaient plus la moindre trace de chair. Or, les cadavres ne se décomposent pas dans le froid arctique… La conclusion était évidente. Les marins décédés n’étaient pas laissés en surface en raison de la dureté du sol, mais bien parce qu’ils servaient de garde-manger. A chaque décès, les survivants gagnaient ainsi quelques semaines de répit. Il semble bien que dans un cas au moins, les marins n'ont d’ailleurs pas eu la patience d’attendre la mort d’un des agonisants.
L’affaire fit du bruit ; frustrés par le silence total des survivants sur la question, les journaux se répandirent en rumeurs non vérifiées et en récits plus fantaisistes et épouvantables les uns que les autres. En août 1884, la justice américaine ordonna l’exhumation d’un des corps ramenés de l’Arctique à l’état de squelette, celui du lieutenant Kislingbury. Les légistes durent se rendre à l’évidence : les chairs avaient bien été raclées jusqu’à l’os, au couteau.
Après avoir longtemps nié tout acte de cannibalisme, du moins méthodique, Greely finit par se réfugier dans le mutisme. En tout cas, le froid conserve : il ne mourut que bien plus tard, en 1935, à 91 ans.
Source : blog.francetvinfo.fr
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La papesse Jeanne :
Une femme sur le trône de Pierre! En plein IXe siècle! Ce fait divers a longtemps secoué la Chrétienté. Le scandale ridiculisait l'Eglise et nombreux sont les "libres-penseurs" qui en rient encore.
Au même titre que Guillaume Tell, à l'existence duquel ont longtemps cru tous les Suisses et de nombreux historiens réputés pour leur sérieux, la Papesse Jeanne n'est cependant rien d'autre qu'une légende (pas même pieuse).
Une Anglaise née à Mayence
Voici l'histoire telle qu'on la présente d'ordinaire. Au beau milieu du IXe siècle, une femme d'origine anglaise, mais née à Mayence, a un jour l'idée de se travestir en homme, pour suivre son amant dans le monde des études, d'où les personnes du sexe faible sont exclues. C'est une aventurière amoureuse.
Après s'être rendue à Athènes, la dame se fit remarquer à Rome où, dissimulant toujours son sexe avec habileté, elle fut reçue dans les milieux ecclésiastiques et en particulier, à la Curie. Elle réussit si bien son manège qu'en juillet 855, à la mort de Léon IV, elle se fit élire Pape et prit le nom de Jean VIII. Les cardinaux n'y virent que du feu. La chose ne s'était jamais produite et, pire, était formellement interdite. Deux ans passèrent. La Papesse, qui avait continué à se livrer aux plaisirs charnels, se trouva enceinte. Au cours d'une procession qui se déroulait entre Saint-Pierre du Vatican et Saint-Jean de Latran, elle fut prise de contractions et dut accoucher publiquement du fruit de ses péchés. Elle fut condamnée à mort.
Contrairement à ce qu'on aurait pu supposer, l'Eglise ne chercha pas à cacher l'affront qui lui avait été fait et qui éclaboussait son honneur. Elle n'en trouva pas la cause ailleurs qu'en elle-même et, pendant des siècles, battit sa coulpe en ravalant son chagrin, au grand plaisir de ses adversaires, Jean Hus, Luther et les protestants, qui n'en demandaient pas tant.
Aux rares sceptiques, qui trouvaient l'anecdote un peu emberlificotée et les documents peu convaincants, on rétorqua longtemps que les preuves étaient abondantes et irrécusables.
"Habet duos testiculos et bene pendantes !"
Un rite, un siège percé et des témoins
Le rite, aujourd'hui perdu, de la vérification de la virilité des papes lors du couronnement était supposé constituer la principale d'entre elles.
Au palais du Latran, après l'élection du nouveau souverain pontife, un diacre était supposé vérifier manuellement l'existence de ses parties génitales (dénommées à juste titre les "Pontificales"!), au travers d'une chaise percée, faite de porphyre, spécialement destinée à cet effet. Après avoir effectué son contrôle, le diacre était censé prononcer ces paroles latines : "Habet duos testiculos et bene pendentes! ", cri de victoire qui signifiait : "Il en a deux et qui pendent bien ! "-sous-entendu : c'est un homme, donc il est digne de la couronne papale.
On aurait d'ailleurs des témoins.
Quant aux sièges en question, ils existent toujours et, s'ils ne sont plus utilisés, on peut néanmoins constater de visu qu'ils sont bien "percés".
L'argument semble imparable. Pourquoi aurait-on imposé ce rite humiliant aux papes du Moyen Age, rite inconnu des premiers chrétiens, s'il ne s'était pas justement produit un événement majeur dans l'histoire de la Papauté qui l'ait justifié? Seule, dans des temps anciens, l'accession d'une femme au trône de Pierre paraîssait exiger la mise en place d'une telle "expertise", afin que le scandale ne se reproduise plus.
On ajoutait, pour renforcer la conviction, que la procession du Pape effectuait un détour pour éviter de repasser sur les lieux "salis" par la perfide aventurière..A cet endroit une inscription aurait été gravée, dénonçant la mise au monde du bâtard de la Papesse Jeanne. On disait aussi que les "deux ans de vacance entre le règne de Léon IV et celui de Benoît III" correspondaient à la chronologie avancée et signalaient le profond malaise ressentie par l'Eglise face à cette péripétie.
La signification des sièges
Mais l'étude attentive de ces "preuves" nous démontre qu'elles ne valent strictement rien. La Papesse Jeanne est une légende comme on sait si bien les créer et les colporter au Moyen Age. Sans plus.
Le "rite de vérification", si ridiculement public, n'a jamais (lisez bien : jamais) existé. Rigoureusement aucun texte normatif n'en fait état. On connaît aujourd'hui la cérémonie du couronnement dans ses moindre détails et aucune part ne lui est laissée. Le pape allait bien s'asseoir sur une chaise effectivement bizarre, mais personne dans son entourage ne lui touchait quoi que ce fût et surtout pas les parties génitales.
Dans le mobilier de l'investiture pontificale, on retrouve bien deux sièges perforés en marbre, dit "roux antique", mais leur signification est tout à fait différente de celle qui a été suggérée par la rumeur.
La perforation en question est circulaire et mesure 21,4 cm de diamètre; elle s'ouvre sur le devant du siège par une petite ouverture carrée de 13,2 fois 13,7 cm. On ne voit qu'elle quand on est sous l'influence de la légende, mais, en fait, ce sont les rebords qui sont importants -le siège à proprement dit et non le "trou".
Comme l'a démontré Alain Boureau, directeur d'études en histoire à l'E.H.E.S.S., dans un livre intitulé La Papesse Jeanne, ces sièges ont adopté la forme des sièges des consuls et prêteurs romains. Ce sont des "sièges curules". Leur origine remonte au XIe siècle. A cette époque, la Papauté se heurtait aux intrigues des cardinaux de la Curie. Pour tenter de contrebalancer le pouvoir de ces derniers et raffermir le leur, les Papes, Pascal II en tête, se prétendirent, à l'image des Romains antiques, "patriarches universels" (malgré les injonctions passées de Grégoire le Grand). Ce titre leur permettait de soumettre à Rome les patriarcats du monde entier, notamment ceux d'Antioche, de Constantinople et de Jérusalem, qui semblaient leur échapper...
La fameuse chaise percée
Les sièges curules n'étaient donc que l'expression symbolique de cette nouvelle titulature. Le Pape y recevait la férule, remise par un sous-diacre (le voilà le "diacre" de tout à l'heure), qui désignait son magistère -et c'est tout.
Pourquoi les sièges devinrent-ils les "chaises percées" affectées à la vérification du sexe des papes? Certainement, suggère Alain Boureau, parce qu'une fois éteinte la querelle qui leur avait donné naissance, leur signification symbolique s'était peu à peu perdue et que leur sens fut détourné par les moqueurs. Jusqu'à leur dernière utilisation par Léon X, en 1513, plus grand monde n'en comprit l'utilité. Certains s'emparèrent de l'aubaine pour tourner en dérision le couronnement des papes.
L'inscription et la vacance de deux ans
L'inscription gravée "sur le lieu de naissance" est un argument également infondé. L'inscription est en réalité une innocente fresque ornant une chapelle, et représentant une non moins innocente "Vierge à l'Enfant"... La rue de Querceti, puisque c'est d'elle dont il est question, était en fait une rue étroite par laquelle les papes passaient habituellement, avec leur suite, pour se rendre au Colisée. Au XIIIe siècle, la foule prit une telle importance qu'elle en bouchait l'accès et que le chemin fut détourné. Pour tenter "d'expliquer" ce détour, on y a greffé la légende de la Papesse. On se servit pareillement de la peinture murale...
Quant aux "deux ans de vacance" du pouvoir, il suffit de savoir compter.... Dès 1562, le frère augustin Onofrio Panvinio, entreprit une étude sérieuse sur la chronologie des papes, qui se voulait le prolongement de la Vie des Papes de Platina. Il y passa scrupuleusement en revue les pontificats de Léon IV et de Benoît III, en faisant observer qu'entre leurs deux règnes la vacance ne fut que de quinze jours, ce qui n'a rien d'extravagant.
L'érudition contemporaine confirme ses recherches. Au IXe siècle, il n'y eut donc pas de place pour l'imposture d'une quelconque Jeanne, Papesse de son état.
Quand on y songe, l'argument chronologique est décisif. Jean VIII, le vrai, le seul, fut élu en 872 et mourut en 882 et à tout le moins qu'on puisse en croire, c'était un homme et non une femme, un Romain et non une native de Mayence.
Comment se construisent les légendes
Comment une telle légende put-elle voir le jour ?
Une légende ne se laisse jamais facilement autopsier. L'action qui la propulse est souterraine et de nombreuses causes peuvent en être à l'origine.
La date de sa première apparition est néanmoins cernée : c'est sous la plume du dominicain Jean de Mailly dans la Chronique universelle, qu'il rédigeait dans un couvent messin, vers 1225. Avec une mention admirable qui nous laisse aujourd'hui songeurs : "à vérifier" !
Ceux qui s'empareront de l'anecdote n'auront pas ce scrupule. Les Etienne de Bourbon, Jacques de Voragine (celui de la Légende dorée), Martin le Polonais, les plus grands auteurs médiévaux comme Pétrarque ou Boccace, contribueront, par leurs accumulations et retouches successives, à donner à Jeanne les caractéristiques qu'on lui connaît aujourd'hui, avec le recul, comme si elle les avait possédés de tous temps.
Ce sont eux qui dateront, avec une précision d'autant plus stupéfiante qu'elle est entièrement fictive, les événements qui "auraient pu" marquer sa vie. Assemblant chacun des détails de leurs crus et des éléments épars puisés dans la rumeur publique (Geoffroy de Courlon est le premier, dès les années 1290, à "identifier" l'histoire de la Papesse avec celle de la vérification des sexes), ils élèveront Jeanne -que certains appellent aussi Anna ou Agnès- au rang de personnage historique. Son existence sera, sinon incontestable, du moins, jusqu'au XVIe siècle, incontestée.
Une peur maladive de la femme
L'Eglise elle-même s'accommodera de la légende. L'interdiction faite à la femme d'accéder au sacerdoce -et a fortiori au trône pontifical-, patente depuis le décret de Gratien au XIIe siècle et constamment précisée par des glossaires du droit canon, laisse apparaître sa misogynie maladive qui n'est somme toute qu'une peur de la femme... L'Église était le terreau idéal pour la diffusion de fantasmes de ce type.
D'où venait exactement la rumeur narrée par Jean de Mailly ? Nul ne peut le dire avec certitude. On sait tout de même que le frère prêcheur fondait en partie son information sur une inscription qui aurait été gravée sur le lieu d'accouchement de la Papesse en ces termes : "Pierre, Pères des pères, Publie la Parturition de la Papesse". En décodé : "la Papesse a accouché, l'Eglise le certifie".
Ignaz von Döllinger pense que ce verset, dit des "6 P", viendrait plus vraisemblablement d'une inscription lapidaire de remerciements à Mithra, ainsi rédigée : "Propria Pecunia Posuit Patri Patrum P. ", qu'il faudrait lire ainsi : "P. (initiale du donateur inconnu) a offert au Père des Pères (titre des ministres de Mithra) sur son propre argent. " Il se fonde sur l'existence d'une autre inscription, d'un genre semblable, (R.R.R.F.F.F) qui n'était en fait qu'un simple souvenir du bâtisseur, Rufus Festus, à partir de laquelle les Romains du Moyen Age avaient déjà élaboré une prophétie catastrophique de la sibylle, annonçant la destruction de Rome par le glaive (Ferro), la flamme (Flammaque) et la faim (Famique). La thèse se tient. L'intention volontairement satirique de la déformation de l'offrande ne serait bien sûr pas à écarter.
Les témoins effrayants
Panvinio pensait que la légende de la Papesse Jeanne serait venue de Jean XII, au Xe siècle, qui avait une maîtresse justement prénommée Jeanne. L'emprise terrible que celle-ci exerçait sur son amant, aurait fait qualifier ce dernier de "papesse", par dérision. Baronius, repris par Voltaire, pensait que Jean VIII, le vrai, était tellement couard qu'il aurait mérité ce sobriquet féminin. Ce ne sont que des hypothèses.
Ce qui dans cette affaire, comme dans certaines autres, ne laisse pas de fasciner, ce sont ces "témoignages". Non pas ceux qui rapportent des on-dit qu'ils ont glané on ne sait où, mais les témoignages des personnes présentes, voire officiant à la cérémonie.
Un Guide de la Rome du XVe siècle mentionne très explicitement l'existence du rite de vérification : "Près dudit Sancta Sanctorum se trouvent deux sièges de porphyre d'une seule pièce, dans lesquels le pape nouvellement créé s'assoit ; par un orifice situé sur le fond du siège, on cherche à savoir s'il est un homme ou bien une femme." Des voyageurs l'attestent. L'Anglais Guillaume Brevin, vers la même époque, note : "Dans la chapelle du Saint-Sauveur, se trouve deux ou plusieurs chaises de marbre et de cuivre avec des orifices percés sur le fond ; sur ces chaises, à ce que j'ai entendu là-bas, se déroule la vérification qui permet de savoir si le pape est du sexe masculin ou non ". Même des ministres du culte rapportent y avoir assisté. Le clerc gallois Adam de Usk, qui a participé aux cérémonies d'avènement d'Innocent VII, en 1404, décrit la scène dans son Chronicon : "...le Pape descend de cheval pour être intronisé et il entre dans l'église. Là, il s'assied sur la chaise de porphyre au siège perforé afin que le cardinal le plus jeune s'assure de sa virilité, puis, au chant de Te Deum, il est conduit à l'autel. "
Ces incroyables témoins ont vu, sont persuadés d'avoir vu, des choses dont on est aujourd'hui certain qu'elles n'ont jamais existé. Visiblement ces personnes n'étaient pas des hystériques, ni des menteurs professionnels. Elles étaient la plupart du temps honnêtes et désintéressées. C'est d'autant plus effrayant...
Paul-Êric Blanrue.
Source : www.zetetique.ldh.org
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A son retour, le soir, il trouve sa femme très inquiète et, ensemble, ils décident d'inviter quelques amis à partager leur repas du soir. Il est 22 heures. Tout à coup, des bruits d'une force incroyable envahissent la demeure. Un à un, les convives se regardent et s'interrogent. M. et Mme Delabelle se précipitent au premier étage, suivis de leurs invités et là, tous sont témoins d'un phénomène surnaturel... Chacun examine la maison, on fouille, on bouscule lits et meubles, sans résultat.
Dans la journée qui suivit, des milliers de curieux étaient là, devant la demeure des Delabelle, un cordon de police empêchant la foule d'approcher. Enfin, vers 22 heures, le bourgmestre, accompagné du prêtre et d'un médecin, entrait dans le logis de Léopold. Chacun scrute le mur et, tout à coup, les bruits résonnent de nouveau. La stupeur envahit les autorités présentes. Madame Mathilde prend le bourgmestre par un bras et lui explique ce terrible mystère : « Depuis deux jours, à 22 heures, des coups semblables se font entendre à la hauteur du lit de ma fille aînée, âgée de 13 ans. Nous avons cherché d'où pouvaient provenir ces coups, mais ce fut inutile. Nous n'avons pas dormi jusqu'à trois heures puis, comme par enchantement, tout est redevenu silencieux. »
Ces faits inexplicables et très étranges se renouvelaient tous les soirs, lumières éteintes, dans cette demeure de briques rouges semblables à toutes celles que l'on rencontre dans les corons du Nord. Un médecin, expert en parapsychologie, et qui lui-même est venu dans cette maison, a déclaré : « Il m'aurait fallu un appareil très sensible, que je ne possède pas, pour détecter les ondes émises par la jeune Gisèle, âgée de 13 ans. Selon moi, ces coups et ces rumeurs seraient dues à un esprit ou à un spectre. Je pense que c'est une forme d'énergie. « animale », dont l'un des occupants de la maison serait la cause. Pour éliminer ces bruits, il suffit d'éloigner la personne mise en cause.
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La tristement célèbre route 666 se situe aux Etats-Unis et traverse l'Utah, l'Arizona, le Colorado et le Nouveau Mexique. Tout d'abord, la route 666 serait le théatre de nombreux rituels et invocations sataniques, au vu de son nom. Cette route posséderait un grand taux d'accidents mortels, qui ont souvent lieux dans des circonstances obscures, tels que des disparitions de cadavres, ou de véhicules. Ensuite, des témoins assureraient avoir vu des chiens noirs aux yeux jaunes et aux cros acérés au bord de cette route, attaquant les voyageurs imprudents. Mais ce n'est pas tout, le route serait hantée par de nombreux esprits :
un camionneur fou, qui faucherait les piétons imprudents à environ 200 km/h.
Des esprits prendraient la forme d'animaux et se jetteraient sur la route dans le but de provoquer des accidents.
D'autres s'inviteraient sur la banquette arrière des voitures et terroriseraient les automobilistes.
Une jeune fille serait visible au bord de cette route, mais disparaitrait dès que l'on s'approche.
Des voitures sans conducteurs y rouleraient.
Bref une galerie de phénomènes étranges.
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Passée l'euphorie de la découverte de l'autre, ils furent stupéfaits par les nombreuses des similitudes, pour le moins étonnantes, dans leur vie et leur comportement. Tous deux avaient été adoptés par des familles séparées dans le même état : l’ Ohio, et ont grandi à moins de 60 KMS l’un de l’autre. Tous deux avaient été nommés James par leurs parents adoptifs, ils s'étaient mariés deux fois: leurs premières femmes se nommaient Linda et leurs deuxièmes Betty. Les deux Jim avaient un fils prénommé James Allan. Tous deux avaient eu enfant, des chiens nommés Toy …. Tous deux avaient travaillé en tant que shérif adjoint, agent de stations essence, et à McDonalds. Les deux ont passé leurs vacances sur la même plage de Floride, le même été, aux mêmes périodes. Ils fumaient les mêmes cigarettes et leur loisir consistait à fabriquer des meubles. Plus troublant encore, cette série d’incroyables coïncidences concernait également leur métabolisme, ainsi que leur vie psychique et spirituelle. Jim et Jim souffraient d'insomnie et avaient commencé à faire l'expérience de fortes migraines à l'âge de dix-huit ans (Ils utilisaient les mêmes mots pour décrire ces maux de têtes, qui ont disparu lors de leur rencontre !). Les deux avaient une forte hypertension artérielle et … des hémorroïdes. Ils avaient évidemment...exactement la même taille et le même poids.
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Puis nous réalisions que le chat vivait chez mes parents à qui nous l’avions confiés durant le déménagement et depuis il s’y était installé, nous l’avions plusieurs fois ramené à la maison mais il retournait toujours chez mes parents. Ce n’était donc pas le chat qui était à l’origine de ce bruit ! Je ne levais donc pour aller voir ça de plus près, le problème c’est que la maison, très ancienne, n’avait des interrupteurs qu’à l’entrée de chaque pièce mais pas à la sortie, je devais donc traverser le salon dans l’obscurité pour atteindre l’interrupteur. Une progression lente et à petits pas car s’il y a une malédiction à laquelle je crois c’est bien la malédiction de la table basse qui, dans l’obscurité, à une fâcheuse tendance à rentrer en contacte avec le tibia ! Donc après avoir traversé le salon pour allumer la lumière, puis traversé la cuisine, également dans l’obscurité, vérifié dehors, revenu par un couloir, vu au passage une ancienne cuisine qui servait de débarras, la salle de bain, etc. tout semblait normal, l’origine de ce bruit restait un mystère. Cet incident aurait été banal si par la suite le phénomène ne s’était pas reproduit, là c’était des bruits de pas la nuit, et toujours dans la pièce d’à coté ! Pas moyen d’identifier d’où ils provenaient avec certitude ! Et ce n’est pas faute de m’être relevé pour vérifier, mais jamais je n’en ais trouvé la provenance.
Et puis il y a eu aussi un autre phénomène que je ne m’explique toujours pas, un soir où nous nous trouvions au salon avec un couple d’amis nous avons été surpris par un grands bruit dans la maison, tendis que les femmes restaient au salon, nous faisions une inspection de la maison, et là nous trouvions toutes les portes et fenêtres ouvertes, même les portes des placards, à l’exception des deux portes et de la fenêtre du salon. Ça faisait tout de même une douzaine de portes et fenêtres ouvertes en une seule seconde ! S’il s’agissait d’une mauvaise blague il aurait fallu une bonne dizaine de personnes qui seraient repartis en un instant sans faire le moindre bruit, ce qui est peu probable.
Plus tard, une nuit, ma femme s’est assise dans le lit (sans s’aider des bras) m’a regardée fixement et a eu un rire grave avant de se rallonger. Ça m’a glacé le sang ! Le pire c’est que pour elle, elle n’avait pas cessée de dormir et ne gardait aucun souvenir de ce rire ! Environ une semaine plus tard, je me souviens m’être entendu rire de la même façon dans mon sommeil, ma femme s’est mise à hurler, parait-il que moi aussi je m’étais assis dans le lit et l’avais regardé fixement avant d’avoir ce rire grave et limite cruel. Dans la nuit nous avons déménagé le lit dans une autre pièce.
Mais le phénomène le plus important s’est produit lorsqu’un matin je suis monté au grenier pour y chercher des cagettes de bois pour allumer la cuisinière à bois. Comme le grenier n’était pas électrifié c’est avec une bougie que je suis monté au grenier, la seule ouverture donnant sur l’extérieur était un fenestroun (nom donné dans le midi de la France à petite ouverture d’environ quarante centimètres de large sur cinquante de haut) s’il y avait eu un courant d’air il n’aurait pu venir que depuis ce fenestroun. Mais j’entendis clairement des pas venir derrière moi et la flamme de la bougie s’est couchée vers l’ouverture puis s’est éteinte en me laissant dans le noir ! Le pire c’est que derrière moi j’entendis une respiration roque à la limite du grognement !!! Je suis un ancien parachutiste, je ne me laisse pas facilement impressionner, mais ce matin là j’ais été pris d’une peur panique qui m’a poussé à prendre la fuite malgré l’obscurité. Plus tard dans la matinée j’y suis remonté avec un revolver (acquis légalement avec autorisation de détention d’arme) et une torche électrique. Ce que j’y ais découvert m’a rassuré, il y avait un hibou grand duc dans le grenier. Ça pouvait expliquer les bruits de pas qui raisonnaient du grenier dans la maison et toujours dans la pièce d’à coté, c’était sans doute lui qui aurait soufflé sur ma bougie, et il était sans doute à l’origine de ce râle que j’avais entendu derrière moi. Cependant cette explication ne me satisfait qu’à moitié, le râle provenait derrière moi à hauteur d’homme et le grand duc ne mesure qu’une quarantaine de centimètres de haut, de plus ça n’expliquait pas les autres phénomènes (le faitout oscillant pendant plusieurs heures, la chaise glissant jusqu’au mur, les portes et fenêtres s’ouvrant brusquement en un instant à l’exception de la pièce ou nous nous trouvions) le grand-duc aurait très bien pu se nourrir des chiots, mais je ne pense pas qu’il les aurait tous pris en même temps, je présume plutôt qu’il les aurait pris un par un, de plus la chienne ne l’aurait sans doute pas laisser faire et ma femme qui était resté à la maison toute la journée aurait sans doute dû entendre le tapage que la chienne aurait fait en protégeant sa progéniture.
Quelques temps plus tard, après le décès de mon père, ma mère a pris un gardiennage et nous nous sommes installés dans la maison de mes parents. Là nous n’avons plus relevés aucun phénomène bizarre, la cure est devenu par la suite un foyer communal, puis a été vendu à des particuliers, entretemps nous avions divorcés et quittés le village, je n’ais jamais su si d’autres phénomènes se sont produit dans cette maison. Mais une chose est certaine, s’il y a une explication à chaque chose, je n’en ais pas trouvé pour tout ce qu’il s’est passé dans cette maison. Cette période de ma vie est resté un mystère, malgré tout je suis toujours aussi cartésien et ne crois pas vraiment au surnaturel, même si je ne m’explique pas tous ces phénomène je reste persuadé qu’il y a une explication logique.
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En fait, ces affirmations ont commencé à apparaître peu après la mort de Kennedy en 1963. Leur nombre s’est progressivement accru pour arriver au contenu du « forward » susdit, mais on le retrouve ici ou là avec quelques variantes. Dans certains cas, il est affirmé que les deux présidents auraient été dissuadés de se rendre au lieu de leur assassinat peu de temps auparavant. Outre le défaut de preuve matérielle de ces affirmations, il faut noter que les menaces de mort formulées à l’encontre de tout dirigeant politique sont souvent légion, particulièrement dans les périodes conflictuelles, comme ce fut le cas pour Lincoln en pleine guerre de Sécession, ou pour Kennedy, à un moindre degré, avec la guerre du Vietnam ou l’émancipation des noirs. Pour Lincoln, on ne recense pas moins de quatre-vingts lettres avérées de menace de mort ou d’enlèvement reçues pendant sa présidence ! Lincoln connut aussi une autre tentative d’assassinat dont il ne fut pas averti au préalable. Enfin on oublie toutes les menaces variées qui ne sont (heureusement) pas suivies d’effet dans la réalité.
Les circonstances du décès des meurtriers où rien ne correspond (ni la façon d’être arrêté ou de mourir, ni le nombre de jours après l’attentat, ni les dates) : JWB est tué lors de son arrestation, vivant, le mercredi 26 avril 1865, 12 jours après l’attentat, de dos, d’une balle dans le cou, mais survit trois heures à sa blessure mortelle, tandis que LHO est tué d’une balle dans l’abdomen, de face, lors d’un transfert de prison, par Jack Ruby, le dimanche 24 novembre 1963, deux jours après l’attentat, et ne survit de quelques minutes ;
Ne serait-ce pas plutôt la façon subjective et partielle, voire erronée, de présenter les événements (le nom du théâtre de l’attentat contre Lincoln, les vacances « Monroe » une semaine avant leur assassinat, le lieu d’arrestation des meurtriers, le nom des secrétaires...), pour les faire coûte que coûte rentrer (plus ou moins consciemment, d’ailleurs) dans un schéma explicatif préétabli, qui puisse donner cette illusion ? Nous savons bien que quand on veut trouver des mystères... Comme les promesses électorales, ils n’existent sans doute que pour ceux qui veulent y croire. Rappelons que notre ami Jean-Pierre Adam, membre de notre comité de parrainage, a retrouvé, par boutade, rien moins que la distance Terre-Lune, le nombre p, et la formule chimique de la naphtaline dans les dimensions d’une guérite de marchande de billets de loterie de l’Avenue Wagram à Paris !1. Tout est dans tout, c’est bien connu, quand on veut bien se donner la peine de faire rentrer tout dans n’importe quoi d’autre. Et tant qu’on y est, il est tentant « d’améliorer » le score, pour ne pas avoir à reconnaître la vanité d’une recherche infructueuse et s’auto-satisfaire (sans que cela soit toujours conscient, répétons-le), en rendant encore plus stupéfiant l’extraordinaire.
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Désemparé, Spencer décide de s'adresser à un ufologue (personne recueillant des informations sur les OVNIs). Il tombe sur l'adresse de Jenny Randles, spécialiste dans ce domaine, à qui il écrit une lettre décrivant ce qui lui est arrivé. Celle-ci le met en rapport avec un autre chercheur, Peter Hough, qui suggère à Spencer de se soumettre à une enquête approfondie. Philip Spencer accepte de collaborer, et environ six semaines plus tard, il reçoit la visite inattendue de deux hommes qui prétendent être des agents des services de renseignement de la Royal Air Force. En lui montrant, rapidement et de loin leurs laissez-passer officiels, ils déclinent leurs noms : Jefferson et Davis. Puis ils lui expliquent que leur mission consiste à récupérer la photographie que Spencer a prise à Ilkley Moor. Mais celui-ci a déjà remis la photo à Hough. Mécontents, les visiteurs repartent bredouilles.
Une de ces affaires extraordinaires eut lieu après l'enlèvement par des extraterrestres de deux hommes en octobre 1975, alors que l'activité extraterrestre battait son plein dans l'État du Maine aux États-Unis. Près d'un an après l'incident en question, le 11 septembre 1976, le psychiatre enquêtât, sur l'affaire, le docteur Herbert Hopkinss, travaillait, chez lui, seul, lorsqu'il reçut un appel téléphonique d'un homme qui se présentait comme enquêteur en matière d'ovnis. l'étranger demanda l'autorisation de rendre visite au psychiatre, et moins d'une minute après l'appel téléphonique, il sonna à la porte. (je n'ai pas vu de voiture, et même sil avait eu une voiture, il n'aurait absolument pas eu temps de venir chez moi aussi rapidement à partir d'un téléphone public", fit remarquer le docteur Hopkins. Le visiteur conseilla à Hopkins de détruire la totalité de ses archives concernant l'affaire d'enlèvement. Mais peu à peu, Hopkins remarqua que la parole du visiteur devenait hésitante. L'homme se leva soudain en tremblant et, parvenant avec difficulté jusqu' à la porte, s'excusa en disant : « Ma réserve d'énergie est presque épuisée... il faut que je parte. » C'est alors que le docteur Hopkins pris conscience de l'aspect extrêmement étrange de son visiteur. Il portait un costume noir d'une coupe démodée, mais qui semblait neuf. Totalement chauve, il n'avait pas de sourcil ni de cils et détail encore plus étrange il portait du rouge a lèvre. L'expérience vécue par le docteur Hopkins constitue l'un des récits les plus fiables et les plus détaillés d'une visite d'Homme en noir. Pourtant, bien des aspects semblent absurdes, voire surréalistes On constate cependant que nombre de cas d'apparition d'hommes en noir comportent des détails de ce type. Cela semble indiquer que ces entités ne sont peut-être pas un phénomène physique, du moins au sens ou nous l'entendons communément. Ces conclusions ont amené certains spécialistes à affirmer que les Hommes en noir sont des extraterrestres. Mais une autre hypothèse est avancée, selon laquelle ces hommes étranges ne seraient autres que des agents officiels.
SI l'on rassemble les informations que l'on possède sur les diverses apparitions d'Hommes en noir, on constate que les récits varient d'un cas à l'autre quant aux détails, mais on retrouve toujours la même trame. En général, les Hommes en noir se manifestent peu de temps après qu'un ovni ou une rencontre avec un extraterrestre a été signalée. Il s'agit soit d'une visite, soit d'un appel téléphonique à la personne qui a rencontré le phénomène extraterrestre, ou à une personne enquêtant sur l'affaire. lorsqu'ils apparaissent, en général à ( ils sont vêtus de noir ou portent un uniforme militaire. Ils se déplacent souvent dans une voiture d'un modèle très ancien, mais paraissant neuve. Certains Hommes en noir présentent des papiers d'identité, mais ceux-ci s'avèrent toujours faux par la suite. Les Hommes en noir semblent toujours posséder des renseignements détaillés concernant la victime et l'expérience qu'elle a vécue, renseignement connus de la victime seule. Etant donné que la visite intervient la plupart du temps quelques heures Seulement après l'incident de l'ovni, comment font-ils pour obtenir ces renseignements si rapidement? Selon certains ufologues, les seules personnes ayant accès à ce genre d'informations sont des agents secrets du gouvernement. Ils estiment que ces mystérieux étrangers participent à une campagne de désinformation visant à dissimuler la nature véritable de certaines opérations secrètes menées par les services officiels, comme des opérations militaires ultrasecrètes, par exemple. Par ailleurs, un certain nombre d'ufologues sont convaincus que les gouvernements cherchent à empêcher la population de découvrir la vérité sur les ovnis. Dans cette hypothèse, les Hommes en noir feraient partie d'une conspiration gouvernementale, investit par les services secrets et destinée à manipuler les témoins d'apparitions d'ovnis et les enquêteurs. La principale faiblesse de cette théorie réside dans le fait que les vagues menaces proférées par les Hommes en noir ne sont jamais mises à exécution. En effet, ceux qui ont refusé de se conformer à leurs instructions n'ont jamais plus été inquiétés par la suite.
D'autres personnalités cherchent une explication psychologique au phénomène des Hommes en noir. L'ufologue américain Alvin Iawson note que toutes les personnes à l'allure étrange liées aux affaires d'ovnis semblent correspondre aux archétypes qui, selon le psychologue Carl Jung, sont enfouis dans l'imagerie inconsciente de chacun. En effet, de nombreux récits populaires évoquent des hommes vêtus de noir qui, périodiquement, sortent de leur monde souterrain pour rendre visite aux vivants. Selon certains chercheurs, les Hommes en noir ne sont que la version contemporaine de ces figures mythologiques. Mais dans ce cas, quel est l'élément qui déclenche, dans l'imagination de la victime, le processus lui donnant accès à ce réservoir d'images et lui permettant de créer une séquence d'événements étranges, toujours fondée sur le même schéma? Pour Iawson, la véritable énigme n'est pas tant ce que voit la victime, mais ce qui déclenche l'apparition de ces images archétypales. Malheureusement, il n'a, jusqu'à présent, apporté aucune réponse à cette énigme.
Le phénomène des Hommes en noir fait maintenant partie intégrante du lourd dossier concernant les ovnis, exploité notamment par l'industrie cinématographique : Barry Sonnenfeld vient de réaliser un film, Men in black, produit par Steven Spielberg. Pourtant, bien que l'on signale constamment la présence d'Hommes en noir dans divers endroits de la planète, jamais la preuve concluante de ces visites n'a pu être fournie. En outre, pour ajouter à la confusion générale, des services officiels tel que le Ministère de la défense, tout en affichant désormais un grand intérêt pour des observations d'ovnis, notamment celles liées aux "triangles noirs" sur l'ensemble du continent européen, nient toujours la moindre participation dans le phénomène des Hommes en noir.........
Rappelons brièvement ce que d'aucuns considèrent comme les faits, d'autres comme une histoire montée de toutes pièces, trois jours avant l'observation d'Arnold, un surveillant du port de Tacoma et son fils avaient vu six objets volants en forme de doughnut (circulaires avec un trou au milieu) survoler leur embarcation alors qu'ils patrouillaient près de Maury Island. Semblant en difficultés, l'un d'eux se mit à osciller, puis émit une explosion et lâcha sur eux un filet de matière métallique brillante, qui coulait comme de la lave, et qui blessa le fiston et tua le chien qui les accompagnait. Quand Kenneth Arnold arriva sur les lieux, il trouva Harold Dahl, le marin, fort réticent à raconter ce qui lui était arrivé. Arnold dut user de toute sa force de conviction et finalement, Dahl fut mis en confiance et fit au (déjà célèbre) businessman le récit suivant :
De fait, après qu'il eût commis l'imprudence de raconter son histoire à Kenneth Arnold et de lui confier un échantillon de ce qui avait chu de la soucoupe, Dahl disparut, et aucun enquêteur ne parvint à le retrouver. Crissman, le collègue de Dahl, fut littéralement exilé en Alaska (Barker) ou au Groenland (Keel), soudainement rappelé par l'armée dans laquelle il avait servi comme pilote pendant la guerre. Deux officiers des renseignements de l'armée, venus enquêter sur place, n'allèrent pas très loin: leur avion s'écrasa peu après le décollage de la base voisine de Tacoma, avec le morceau de métal mystérieux qu'ils avaient emporté; Paul Lance, un journaliste de Tacoma qui avait aidé Arnold lors de son enquête, mourut lui aussi peu après. Un autre journaliste, Ted Morello, de United Press, qui était également sur l'affaire (les soucoupes volantes, depuis quelques jours, faisaient la une de tous les journaux), prit Arnold à part et lui dit:
Il était trois heures du matin, en cette fin de juillet 1952. Un reflet de lumière sur l'eau attira l'attention de Rossi. Il leva les yeux et vit un objet bizarre, comme une bobine aplatie, avec des rotors sur le dessus, qui planait un peu au-dessus du cours d'eau. Il lançait des éclairs orange et bleus. Un tube sortit bientôt de l'objet et plongea dans la rivière, semblant pomper de l'eau. Rossi regardait la scène bouche bée, quand un personnage d'apparence humaine émergea par une ouverture au sommet de l'engin. Il dévisagea le pêcheur pendant un instant, puis pointa son doigt vers lui, comme s'il voulait le montrer à une autre personne que Rossi ne pouvait pas voir, à l'intérieur de l'objet. Carlo Rossi n'était pas rassuré et prit la fuite. Un rayon de lumière verte passa encore au-dessus de sa tête, tandis qu'il ressentait comme une secousse électrique dans tout le corps. S'étant jeté à terre, il put voir l'objet s'élever et disparaître en direction de Viareggio.
Rossi décida de ne parler à personne de ce qu'il avait vu. Ainsi fit-il, et il ne fut pas peu surpris quand, deux mois plus tard environ, le 15 septembre, alors qu'il gagnait son lieu de prédilection en fin de journée, un étranger le salua et lui demanda s'il n'avait pas vu "un avion, ou un autre engin volant au-dessus de la rivière"! L'inconnu, qui avait semblé l'attendre, était vêtu de bleu sombre, et son visage était très anguleux et son regard pénétrant (caractéristiques communes à la plupart des cas de MIB). Il s'exprimait en italien, mais avec un fort accent, comme celui d'un Scandinave. Rossi, se sentant menacé, nia avoir vu quoi que ce soit. L'autre lui offrit alors une cigarette - comme le pêcheur n'en avait jamais vue, avec une marque dorée sur le côté. Sitôt qu'il en eut tiré une bouffée, il se sentit pris de vertiges et de nausées. Alors l'étranger lui arracha la cigarette, l'écrasa et la jeta dans la rivière! Puis il s'en alla sans demander son reste.
Deux ans plus tard, des inconnus frappent à sa porte, au crépuscule. Ils portent des uniformes de l'Air Force. Fort de sa première expérience, Heflin leur demande leurs papiers, et note soigneusement leur identité. Ces hommes lui parlent des photos, et lui demandent s'il sait quelque chose du Triangle des Bermudes! Pendant la conversation, Heflin remarque la présence d'une voiture garée dans la rue, avec une inscription sur la porte avant qu'il ne parvient pas à lire. Il aperçoit une silhouette sur le siège arrière, et une lumière violette éclaire faiblement l'intérieur, lumière qu'il pense émaner de cadrans d'instruments. « On est en train de m'enregistrer », se dit-il. Son poste de radio FM, qui est allumé au salon, fait entendre des « pops » bruyants et distincts pendant tout l'entretien.
L'aventure de Carroll Watts a commencé le 31 mars 1967, alors qu'il rentrait chez lui à Loco, Texas, aux environs de 22h30. Ayant aperçu une lueur dans un bâtiment abandonné non loin de là, il s'en approcha et découvrit un objet cylindrique d'une trentaine de mètres de long, et de 2m50 à 3m de haut (l'objet était à terre, à l'horizontale). Pensant qu'il s'agissait d'un prototype en difficulté, il se mit à cogner sur la surface pour obtenir un signe de vie. Une porte s'ouvrit alors, et une voix métallique invita Watts à entrer et à subir un examen médical, qui se conclurait par un voyage dans l'espace s'il se révélait positif. Mais il n'osa pas s'avancer à l'intérieur et prit la fuite, tandis que l'objet s'envolait vers le sud sans un bruit.
Les jours suivants, Watts ne cessa de penser à cet épisode en se promettant, si l'occasion se représentait, d'en apprendre plus sur ce mystérieux aéronef. Ce qui ne tarda pas: le soir du 11 avril, l'objet revint, accompagné d'un petit engin ovoïde. Cette fois, Watts y pénétra et fit connaissance avec l'équipage, composé de cinq hommes petits (1m50) et musclés. Il sentit l'appareil décoller, et après un temps indéterminé et une vibration à l'arrivée, la porte s'ouvrit sur une vaste salle où le témoin subit le fameux examen médical. Puis il perdit connaissance, et se réveilla sur le siège de sa voiture. A son retour chez lui, il s'aperçut qu'une demi-heure seulement s'était écoulée.
Lors de contacts ultérieurs, Carroll Watts put prendre onze bonnes photographies du 'cigare', et une (très floue) de l'un des êtres qui le pilotaient. D'autres personnes de la région ayant aussi observé des ovnis, l'affaire finit par arriver aux oreilles de l'Air Force, qui la transmit au comité Condon. Watts envoya une copie de ses photos au comité, ainsi que son témoignage détaillé de son extraordinaire expérience. Une autre série de copies fut adressée au Dr. Hynek, qui déclara qu'à première vue, il ne s'agissait pas d'une fraude. « Si c'est un mensonge, remarqua Hynek, il est très très intelligent. En fait, il serait si intelligent que ce serait presque aussi intéressant que ce que ce fermier prétend avoir vécu. » Néanmoins, et pour s'en assurer, il suggéra que le témoin soit soumis au test du détecteur de mensonges.
« Je m'étais mis en route pour passer ce test à Amarillo, à une centaine de miles d'ici. Non loin de Loco, une voiture était rangée sur le bord de la route, une Plymouth '55, je crois, et une jeune femme blonde d'environ 25 ans essayait de décapoter. Je me suis arrêté pour lui donner un coup de main. A ce moment-là, je fus frappé par derrière, sur la tête. Le coup me fit tomber, mais je ne m'évanouis pas. En relevant la tête, j'ai vu deux hommes en costume sombre. L'un d'eux me menaçait avec une arme automatique. « Si tu passes ce test, on verra le jour à travers toi en plus d'un endroit, me dit-il. Maintenant, tire-toi! » Et je suis parti. »
Quelques jours plus tard, on frappa à sa porte. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant une gitane, en robe grise et sandales, à la peau très mate et aux cheveux de geai, qui s'adressa à lui: « J'ai fait un long voyage, dit-elle d'une voix grave, marquée d'un accent. Puis-je avoir un verre d'eau? » Il s'exécuta, la vit prendre une pilule ronde et verte, puis s'en aller. Il s'étonna de ne voir aucune voiture à proximité, car il vivait à l'écart, dans un lieu retiré et en-dehors des voies de passage ordinaires.
Mais revenons à Melville où, à peu près au même moment où la gitane voyageuse demandait son verre d'eau, quatre Indiens apparurent, après une forte averse, sur le seuil de la maison d'une femme qui habitait le sommet d'une colline, pas très loin de là. Trois d'entre eux étaient imposants, à la peau sombre et au visage allongé, aux traits orientaux. Ils portaient des costumes gris de grande qualité. Le quatrième, en revanche, dit la femme, ne payait pas de mine, et était chichement vêtu d'un veston noir un peu râpé. Ils lui dirent que naguère, leur tribu était propriétaire de l'endroit, et qu'ils cherchaient à le récupérer.
A Eden, un chasseur était à l'affût, cette nuit du 1er mars 1967. Soudain il entendit un bruit inhabituel et vit atterrir un objet circulaire, d'apparence dorée. Une porte s'ouvrit ("comme la porte coulissante d'un ascenseur", rapporte Dewitt Baldwin, le chasseur) et un homme sortit, vêtu d'une combinaison collante noire, comme celle d'un aviateur. L'homme, qui portait une sorte de casque et des lunettes protectrices, s'approcha: « Il me demanda ce que je faisait. Ce n'était pas un Blanc, ce n'était pas un Noir non plus. Il parlait tout à fait normalement, sans accent. Je lui dis que je chassais. Il me demanda si j'étais né ici, et je lui répondis que non, que j'étais né en Géorgie. Il saisit mon fusil, l'examina, puis me le rendit. Il me dit qu'il reviendrait. Puis il grimpa dans la soucoupe, et quelques secondes plus tard, disparut de ma vue. »
Cet épisode n'est pas sans rappeler l'étrange observation que fit des années plus tôt Mme Hilda Walker, de Houston, Texas. Un homme avait...atterri dans un arbre, près de sa maison: il portait des vêtements noirs bien ajustés, et une paire des grandes ailes, noires également. Il était apparu comme une lumière éclatante en forme de torpille, survolant sa maison, et sa silhouette de "chauve-souris humaine" (Bat Man), entourée d'un halo qui illuminait les branches, put être clairement vue par trois témoins, ce 18 juin 1953, à 2h30 du matin. Au bout de trente secondes environ, le halo sembla s'éteindre et l'"homme" disparut.
Tout commença par cet objet semblant tomber du ciel, brillant de couleurs rouge, verte et blanche, que les Christiansen ont vu depuis le Garden State Parkway, parallèle à Burleigh, dans le New-Jersey, ce 22 novembre 1967. Après s'être arrêtés, ils constatèrent que l'engin volait silencieusement, à basse altitude; puis il fit un angle aigu et passa au-dessus de leurs têtes! Ils purent ainsi voir ses phares allongés, qui partaient de la partie inférieure de l'objet pour s'étendre vers le haut. Les deux filles les plus petites étant effrayées par cette apparition, les Christiansen ne s'attardèrent pas et rentrèrent à la maison.
Après des vacances en Floride, les Christiansen avaient emménagé dans une nouvelle maison, à Wildwood, New-Jersey. Le 9 janvier 1968, à cinq heures trente de l'après-midi, on frappa à la porte. Ils ouvrirent et un homme entra, que Connie, dix-sept ans, décrira comme « le plus étrange qu'elle ait jamais vu ! » Il demanda si Edward Christiansen habitait bien ici, se présentant comme un émissaire du Bureau de Recherche des Héritiers (Missing Heirs Bureau). « M. Christiansen pourrait avoir hérité une grosse somme d'argent ! » L'homme déclina son identité, que les Christiansen ne purent se rappeler ensuite. Ils se souvinrent seulement de l'avoir entendu dire que ses amis l'appelaient "Petit" ("Tiny")...
De très grande taille, il était aussi volumineux, et les Christiansen estimèrent qu'il devait peser dans les 150 kilos. Il portait une toque de fourrure à la russe, mais avec une visière noire, et un mince manteau d'une matière noire qui ne semblait pas le protéger du froid intense qui régnait ce jour-là. S'étant défait de sa coiffe, il arbora un crâne grand et rond, mais son visage était anguleux et pointu. Ses cheveux étaient noirs, mais très courts, comme s'ils avaient été rasés et avaient à peine repoussé. Ses yeux étaient un peu exorbités, et l'un d'eux paraissait de verre, ne suivant pas les mouvements de l'autre. Sa voix aussi était étrange, comme si elle avait été produite par un ordinateur, avec des phrases juxtaposées, prononcées sur un ton monocorde. Sa respiration était sifflante.
De toutes les apparitions de MIB citées de par le monde, celle dont fut témoin le Dr Herbert Hopkins est certainement la plus souvent mentionnée, tant elle représente l'archétype de ces manifestations. Certains détails, cependant, sont souvent omis, bien qu'ils soient de la plus grande importance: nous nous sommes attachés à n'en oublier aucun - à notre connaissance. Le Dr Hopkins, d'Orchard Beach, dans le Maine, avait été sollicité pour étudier le subconscient d'un jeune "enlevé", David Stephens, et était entré ainsi en contact avec le phénomène ovni, pour lequel il n'avait auparavant pas d'intérêt particulier. Cela allait le conduire à une célébrité dans le monde ufologique, qui ne devait rien à ses recherches, mais à une rencontre dont il se serait certainement passé: le soir du 11 septembre 1976 restera malheureusement à jamais gravé dans sa mémoire.
Hopkins ne put s'empêcher d'être fasciné par l'apparence étrange de la "personne" qu'il avait en face de lui: vêtu d'un costume noir impeccable, chaussures noires, chaussettes noires, cravate noire sur une chemise d'un bleu très foncé, le MIB portait de surcroît un melon, noir et poli, qu'il retira prestement, laissant apparaître un crâne parfaitement chauve et lisse! Sa peau était comme celle d'une poupée, lisse et ayant l'aspect du plastique, mais d'une blancheur cadavérique; elle était exempte de toute pilosité: pas de sourcils, ni même de cils, en revanche des lèvres d'un rouge brillant, sous un nez très petit et bizarrement implanté bas. Avec son costume sans un faux pli, il avait l'air d'un mannequin qui se serait soudain animé et serait sorti de sa vitrine. Même après qu'il se fût assis, son apparence demeurait si parfaite que le docteur n'en croyait pas ses yeux.
Interrogé sur le cas qu'il étudiait, le Dr Hopkins commença d'exposer ses vues sur la question. L'individu approuvait en hochant la tête, et en disant de temps à autre: « c'est ainsi que je le comprends »... Pendant qu'il parlait, Hopkins était attiré par ses yeux: ils étaient très brillants, mais il ne parvint à en décrire précisément ni la forme, ni la couleur - sauf qu'ils étaient sombres. Pour relancer la conversation, l'inconnu disait simplement: « et alors ? », toujours sur un ton monocorde, sans expression (de même qu'il s'était exprimé au téléphone - c'est d'ailleurs ainsi qu'il fut identifié comme étant bien la même personne). Son anglais était parfait, sans accent, mais il prononçait les mots l'un après l'autre, de façon espacée, comme une machine. Quand le MIB s'essuya la bouche du dos de la main, Hopkins se rendit compte que le rouge déteignait sur ses gants gris, laissant apparaître une bouche sans lèvres - celles-ci avaient simplement été dessinées sur sa peau de "plastique" blanc! Cette bouche était un simple trait droit, rectiligne, s'entrouvrant pour parler. Sa tête n'eût aucun mouvement, à aucun instant. Il dit soudain à Hopkins qu'il avait deux pièces de monnaie dans sa poche gauche (comment l'avait-il su?) et lui demanda d'en prendre une et de la tenir dans le creux de sa main - ce qu'il fit. « Ne me regardez pas, regardez la pièce », dit le MIB. La rondelle de cuivre prit alors une couleur argentée, puis bleue - et ensuite le docteur la vit complètement floue tandis qu'il sentait son poids disparaître. Elle s'était doucement dématérialisée sous ses yeux!
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Mgr Beauséjour, évêque de Carcassonne, est muet de stupéfaction. Il vient de prendre connaissance du dossier que son vicaire général lui a remis. Ainsi un de ses curés de campagne mène plus grand train que lui si l'on en croit les comptes, sans doute truqués en plus, qui viennent de lui parvenir. Le premier novembre 1900, ce curé avait fait entrer dans son presbytère : 1 fût rhum Martinique en caisse ABC no 1031: 45 litres à 2 francs= 90 francs ; 50 litres du rhum à 2,35 franc= 117,50 francs (Rhum parfait, presque historique) ; 33 litres de vin blanc Haut Barsac; 33 litres de Malvoisie, 17 litres de quinquina doré, 53 litres de Banyuls, 12 litres de muscat. Cela représente alors une somme considérable, c'étaient des francs-or, la plus forte des monnaies. Comment le curé d'une bourgade au fond de son diocèse peut-il payer tout cela, et pour en faire quoi ? Il convoque aussitôt à l'évêché ce curieux vicaire. Malheureusement, à chaque injonction, il reçoit une lettre d'excuse, certificat médical à la clé : l'abbé Bérenger Saunière est malade.
Étrange personnage que ce Saunière, bel homme, bâti en joueur de rugby. C'était un enfant de la région, d'origine pauvre, né le 11 avril 1852 à Montazels, d'une famille fort modeste, aîné de sept enfants. Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé d'un petit village, il se trouve, trois ans après, professeur au séminaire de Narbonne. Il n'y reste pas longtemps : ses manières désinvoltes, son indépendance ne plaisent guère à ses supérieurs. En voulant le punir, ceux-ci, curieusement, lui ouvrent la route de l'aventure en le nommant en 1885 curé d'une petite bourgade : Rennes-le-Château, proche de Montségur, le dernier refuge des hérétiques Cathares. Quelques maisons bordent l'unique rue du village ; pour l'abbé Saunière, cette nomination représente l'exil le plus total. Semées de petites villes et de minuscules villages, des vagues de collines partent des Pyrénées pour venir mourir à Carcassonne. La terre est dure. Les habitants sont rares.
La région est pauvre. Elle était pourtant très riche. Autrefois, il y a 2 000 ans, les Celtes y habitaient- Narbonne était leur capitale. Les Wisigoths, ennemis mortels des Romains, ont pris leur suite, jusqu'aux invasions musulmanes de l'an 700. Depuis, le pays se méfie : des tours de guet, aujourd'hui ruinées, cernent le paysage. Des châteaux forts achèvent de s'écrouler au sommet des collines. Pendant des centaines d'années, les hommes ont nourri cette terre de leur sang. Devenue partie intégrante du comté de Toulouse en 1050, la région a suivi son Seigneur dans le catharisme. Comme toute la région, Rennes s'est endormi loin de l'histoire. Après avoir été une capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château.
Premier travail d'urgence : réparer l'autel. C'est une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité est scellée dans le mur de l'église, tandis que l'autre est soutenue par une colonne sculptée par les Wisigoths. Aidé de deux maçons il déplace la dalle. Il a la surprise de découvrir que la colonne est creuse. A l'intérieur, des tubes de bois scellés à la cire renferment quatre parchemins. Ce sont des transcriptions de passages de l'Évangile, rédigées en latin dans une écriture archaïque et quelque peu étrange. Le premier de ces manuscrits (Jean, XII 1-12) décrit la visite du Christ à la maison de Lazare, à Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des disciples qui égrènent les épis de blé, le jour du sabbat : cette version est élaborée à partir de celle de Matthieu (XII, 1-8), de Marc (II, 23-28) et de Luc (VI, 1-5). Cependant, si on les examine plus attentivement, ces manuscrits font apparaître un certain nombre de détails inattendus : les monogrammes respectent des compositions différentes. Des lettres ont été ajoutées au texte. Certaines sont remplacées par des points, d'autres ont été déplacées. La découverte vite ébruitée, le maire propose de conserver ces documents dans les archives. L'abbé, qui ne sait comment rembourser le prêt accordé, lui propose de les vendre et de se charger de la négociation. Saunière les montre également à son évêque, Mgr Billard, évêque de Carcassonne, prélat érudit en relation avec les savants prêtres de Saint-Sulpice dont l'abbé Bieil, leur directeur spirituel.
Le diocèse lui paye le voyage à Paris. Le curé de campagne remet les parchemins à l'abbé Bieil. Ce dernier le présente à son neveu l'éditeur Ané et à son petit-neveu Emile Hoffet, oblat de vingt ans féru d'occultisme et de sociétés secrètes. Saunière visite Saint-Sulpice, regarde étonné l'insolite crucifixion de Signo. En trois semaines, il passe le plus clair de sont temps au Louvre où il achète une reproduction des Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin, le Saint-Antoine ermite de David Téniers et, curieusement, un portrait du pape Célestin V. Plus curieux encore : il devient l'ami de la plus célèbre cantatrice du temps, Emma Calvé, vingt-quatre ans, beauté célèbre au sommet de sa gloire. Elle revient tout juste de Londres, où les Anglais lui ont fait un triomphe. La reine Victoria l'a même invitée à Windsor. Pour un curé de campagne inconnu, ce n'est pas un mince succès.
De retour à Rennes-le-Château, Saunière dit au maire qu'il a vendu les documents, le rembourse du prêt grâce à l'argent donné par l'évêque et se remet au travail. Il entreprend une fouille systématique de son église et décide de soulever une autre dalle, face à l'autel. La face cachée se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VI ou du VII siècle. On peut y voir deux scènes, qui se déroulent toutes deux dans un lieu voûté ou dans un crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le col pour s'abreuver dans une fontaine. A droite, un autre chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte un enfant sur son arçon. Usée et cassée, la pierre laisse difficilement deviner les sujets, mais la facture est incontestablement ancienne. Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur. C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église.
Après cette découverte, l'abbé Saunière arrête de travailler dans son église. On le voit courir à la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante, sa complice jusqu'à sa mort et, une fois l'abbé disparu en 1917, son héritière et la détentrice de leur secret commun. Il revient tous les soirs, le sac plein de cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge, il répond qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église. La grotte est toujours en place de nos jours, mais elle a été pillée. Au fond du cimetière, près de l'église, se dressent deux pierres tombales, dont celle de Marie de Négir d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit, il les déplace à l'autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscriptions. En vain : certains archéologues les avaient déjà relevées (nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits).
Il faut reconnaître que ce saint lieu est bien étrange. Sur le tympan est gravé: "Teribilis est locus iste" (ce lieu est terrible, "les paroles de Jacob à Bethléem"). Ailleurs on peut lire: "Méa domus orationis vocatibus". La suite de la citation est sans équivoque : "Ma maison est celle de prière, vous en avez fait une caverne de brigands". Lieu terrible en effet que cette église dédiée à la Madeleine. A l'entrée, le bénitier surmonté des initiales "B.S.", est posé sur la tête d'Asmodée, le diable boiteux. Ce démon, de dimensions humaines et le regard mauvais, semble assis, deux de ses doigts forment un cercle, une de ses côtes est plate, le mamelon n'est pas à sa place. Les couleurs sont criardes. Curieusement dans la proche région existe un rocher nommé Fauteuil du Diable, le Plan de la Coste, et une autre: "le sein du Diable" à dire vrai "seing", donc "signe". Quant aux initiales "B.S." l'abbé a joué sur les mots : un endroit appelé le bénitier se trouve entre les rivières Blanques et Sals. Asmodée appuie ses cinq doigts sur son genou : ne nomme-t-on pas la main du diable "cinq creux" sur le rocher proche de Rennes-le-Château dit Pierre du Pain ? Au-dessus : quatre anges ailés, qui portent la devise "Par ce signe, tu vaincras", une citation qui passe pour avoir entraîné la conversion de l'empereur Constantin. Le regard du diable du bénitier fixe un dallage. Il n'est pas le seul. Sur les fonds baptismaux, saint Jean-Baptiste fixe lui aussi l'échiquier. Dans cette église peu banale, l'abbé a fait faire un dallage noir et blanc de soixante-quatre cases comme un échiquier dont les angles sont orientées vers les points cardinaux. Les murs de l'église sont recouverts de peintures en relief de style populaire : quelques stations d'un chemin de croix et de représentations du Christ. Chaque tableau dans ce sanctuaire fait référence à des lieux du voisinage. Autre lieu marqué dans le sanctuaire : la statue de Saint Antoine-Ermite. Or, un lieu proche se nomme grotte de l'Ermite. De plus le soleil venant du vitrail opposé vient frapper cette statue le 17 janvier, jour de la fête du saint. Là encore apparaît le chiffre 17 qui avec le chiffre 22 (référence au nombre de lettres de l'alphabet hébraïque et aussi arcane du tarot dit le "mat") est souvent présent.
Quant au chemin de croix, Saunière se souvenait sans doute de celui de Saint-Sulpice, il n'est que rébus et allusions. Dès la première station on retrouve les lieux environnants. Pilate se lave les mains dans un plateau blanc tenu par un noir : c'est Blanchefort et Roco Negro. Les statues placées entre les stations du chemin de croix ont aussi leurs symboles plus difficiles à comprendre que les roses et les croix qui ornent la façade. Son église achevée, Saunière a d'autres envies de construire. Il fait apporter l'eau et l'électricité dans le village. En 1900 il achète des terrains et fait édifier la villa Béthanie et une tour de deux étages. La tour Magdala c'est sa tour d'ivoire avec sa bibliothèque aux meubles coûteux et laids. La villa Béthanie c'est la maison de tous. Un chemin de ronde ceinture le domaine, un parc l'agrémente avec des bassins, un potager et un verger complètent l'ensemble. Cela coûta un million de francs-or ! Un parc zoologique vient couronner le tout. A la villa défilent des personnages célèbres : le secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts Dujardin-Baumetz ; Emma Calvé y est chez elle, mais aussi Andrée Bruguière, femme de lettres en vogue, qui se fait appeler marquise d'Artois, la marquise de Bozas d'authentique noblesse et un personnage surnommé "l'étranger" par les gens du pays qui n'est autre que l'archiduc Jean de Habsbourg, cousin de l'empereur d'Autriche-Hongrie. Tant d'invités justifient les factures qui ont éberlué l'évêque de Carcassonne. Le village, s'il jase un peu sur la vie de joyeux luron de son curé, ne peut que pardonner. En effet il est d'une bonté à toute épreuve et d'une générosité sans limite.
Lorsque Mgr Beauséjour, sous prétexte de simonie et de trafic de messes, le fait suspendre "a divinis" puis "interdire"; les villageois lui restent attachés. Saunière n'ayant plus le droit de dire la messe ni de donner les sacrements, un autre curé est nommé. Chaque dimanche il célèbre la messe dans une église vide. Le village vient à la messe où Saunière officie, dans une chapelle qu'il a fait construire, malgré l'interdit du pape. Le procès de Rome n'est pas pour l'effrayer : il tient tête à son évêque, interjette appel à Rome, gagne la partie. L'évêque forme un contre-recours et finit par avoir gain de cause. Il ordonne à Saunière de remettre le presbytère au nouveau curé, l'abbé Marty. Mais c'est impossible! Saunière lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat l'avait loué à la municipalité, désormais propriétaire, au nom de Marie Denarnaud ! Se sentant mourir, Bérenger Saunière demande son voisin, curé d'Esparaza, l'abbé Rivière. Lorsque ce dernier quitta la chambre du mourant il est blême: de ce jour-là à sa mort on ne le vit plus rire et il devint taciturne. Que lui avait révélé Saunière? Au début de 1917, à la porte de la tour Magdala il est frappé d'une hémorragie cérébrale. Il meurt le 22 janvier 1917, à l'âge de 65 ans, toujours aimé de ses paroissiens. En effet, on expose son cadavre sur le chemin de ronde, recouvert d'une tenture à pompons rouges. Tout Rennes-le-Château, qui défile devant le corps, emporte comme une relique un pompon de ce drap mortuaire. On a diagnostiqué une cirrhose du foie, mais déjà le bruit d'une mort non naturelle circule. Chose plus étrange encore et parfaitement incompatible avec la loi de l'Eglise qui veut que les derniers sacrements soient donnés à un malade conscient, ce n'est que deux jours après son décès que Saunière les reçut!
Il n'est donc jusqu'à présent question que d'argent, de trésor caché. Mais il y a plus intéressant: l'affaire des parchemins. A sa mort Saunière les légua à sa nièce, Madame James, de Montazels qui n'y comprit rien et qui, déçue par un si médiocre héritage les vendit en 1955 pour 250 000 francs à des Anglais faisant partie de la ligue de la librairie ancienne lesquels les publient. Les trois parchemins sont : la généalogie des comtes de Rhédae, le testament de François-Pierre de Hautpoul, seigneur de Rennes et du Bézu, celui d'Henri Hautpoul daté du 24 avril 1695. Il y avait là de quoi faire changer l'histoire de la France à la fin du siècle dernier et l'on comprend alors pourquoi Jean de Habsbourg, la comtesse de Chambord, veuve du dernier représentant de la branche aînée des Bourbons, aient attaché autant d'importance à la recherche des documents et versé des sommes énormes pour les faire aboutir. Ces parchemins révèlent tout simplement l'existence de la descendance des rois mérovingiens après l'usurpation carolingienne (Charlemagne etc.). Mais depuis le IX ème siècle cette famille, la plus ancienne de France, a renoncé au trône. En 1873, le Comte de Chambord a renoncé au trône parce qu'il ne pouvait accepter le drapeau tricolore hérité de la Révolution française. Il était mort sans descendants. Quelle révolution eut été dans les années 1880 la preuve de l'existence de descendants de la lignée mérovingienne! La jeune et fragile république votée à une voix (douteuse) de majorité aurait basculé si la Comtesse de Chambord avait pu présenter un prétendant mérovingien.
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Pont du secret (Plélan-le-Grand au sud de la forêt) sur un affluent de l'Aff. La légende nous dit que le roi Arthur, au faîte de sa gloire, choisit Guenièvre pour épouse. Il envoie Lancelot du Lac, son meilleur chevalier, escorter la jeune femme au travers de la forêt de Brocéliande, jusqu'à son château de Camelot où seront célébrées les noces. Ils chevauchent côte à côte, et, franchissant le Pont du Secret, Guenièvre demande à Lancelot : «Seigneur qui est ta Dame ?» Lancelot lui répond en rougissant: «Mais c'est vous, ma Reine, et pour l'éternité...»
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La tristement célèbre malédiction qui pèse sur la trilogie des Poltergeist (un troisième volet a été tourné en 1988, réalisé par Gary Sherman). Effectivement, plusieurs acteurs ayants participés aux films sont morts de différentes façons, à commencer par la jeune Heather O'Rourke (interprète de Carol Anne), décédée alors qu'elle tournait dans 'Poltergeist III'. La fillette n'avait que 13 ans à l'âge de sa mort et aurait succombé suite à une infection intestinale. Quelque temps après le tournage de 'Poltergeist', c'est la jeune Dominique Dunne (interprète de Dana Freeling) qui est morte après avoir été assassiné par son petit ami. Pour finir, c'est Julian Beck, interprète du sinistre Kane dans 'Poltergeist II', qui mourut pendant le tournage du film, à la suite d'un cancer à l'estomac. Pour finir, c'est l'acteur Will Sampson qui mourra un an après le film. Mais les ennuis ne se sont pas arrêtés là, puisque le tournage de ce second épisode est devenu une sorte de cauchemar réel le jour où l'équipe du film a découvert que les cadavres utilisés dans les séquences de la caverne étaient réels.
Dominique Dunne, à l'automne 1981, après avoir terminé ce film, elle rencontre John Thomas Sweeney, chef cuisinier de Los Angeles, qui travaille au célèbre restaurant Ma Maison. Après une relation courte et orageuse, Dominique Dunne rompt avec Sweeney, qui l'agresse peu après et tente de l'étrangler dans l'allée de sa maison. Elle meurt au Ceder-Sinai de Los Angeles quelques jours plus tard, à l'âge de 23 ans. Sweeney a été condamné pour l'homicide involontaire volontaire, condamné en novembre, 1983, et libéré en 1986 après avoir effectué seulement 3 ans et 8 mois des 6 ans aux quels il avait été condamné.
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J'ai remarqué que la maison était bien murée et grillagé, une pancarte attention danger planté non loin de la porte, un berger allemand dans la cours, il a l'air vieux et triste. On peut voir sur le balcon qu'une fenêtre n'est pas murée, elle est à moitié fermée par une persienne en piteux état, ça à l'air d'être la seule entré possible. Ce qui est étrange, ce sont les persiennes du dernier étage qui ont l'air d'être assez récente. A gauche de la maison se trouve le garage, une porte est murée, l'autre pas, elle est entrouverte, je ne pas voir se qu'il y a dedans, le chiens aboyant très fort.
C'est à ce moment qu'une autre lumière s'est braquée sur nous, également à l'étage mais du côté de la rue. Une espèce de lampe de poche de taille moyenne, assez puissante, droit en notre direction. Après quelques secondes, c'est une autre lumière, beaucoup plus forte, éblouissante, venant du même endroit, qui s'est allumée. Un gros projecteur de grande taille, visiblement de forme rectangulaire, braqué en notre direction. Pendant ce temps, la faible lumière de la fenêtre du côté avait été éteinte. Probablement une bougie.
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En 1965, la famille DeFeo s'y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., était directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il aimait beaucoup ses enfants et les élevait avec amour. Il était marié à Louise Brigante et ils avaient cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Mark, 12 ans et John, 7 ans. D'après Ronald Jr., Ronald Sr. le frappait, même alors qu'il était devenu adulte. Il aurait même été dit que certains des membres de cette famille auraient eu des relations incestueuses entre eux. Un incident est survenu le jour avant les meurtres : Ronald Sr. et Ronald Jr. ont été vus par John et son ami dans l'entrée du sous-sol. Ronald Jr. en est ressorti avec une lèvre sanglante.
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Un soir, Jessica regardait tranquillement la télévision, confortablement installée dans le canapé du salon. Ses parents étant à une soirée, elle avait décidé d'en profiter. Malheureusement, c'était sans compter sur sa petite sœur Léa, 5 ans, qui était elle aussi à la maison. En effet, depuis le début de la soirée, la petite était descendue de sa chambre pour voir sa grande sœur trois fois : la première fois car elle avait soif, la deuxième parce qu’elle voulait qu'elle lui raconte une histoire, et la troisième car elle avait vu un "grand bonhomme noir" dans le jardin. Jessica, patiente, avait été chercher un verre dans la cuisine, avait lut à Léa Blanche-Neige et les 7 Nains, et avait fait le tour du jardin trois fois avant d'affirmer qu'il n'y avait aucun "grand bonhomme noir". Une fois cette inspection terminée, elle avait recouché sa sœur en lui disant que maintenant, il fallait dormir.
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir, je suis navré d'interrompre votre programme, mais l'hôpital psychiatrique de la région nous signale à l'instant l'évasion d'une folle extrêmement dangereuse, coupable de 6 meurtres d'une grande violence, qui n'a pas été incarcérée mais placée, au vu de son état mental. Elle est cul-de-jatte et se déplace en fauteuil roulant. Si vous l'apercevez, ne vous approchez surtout pas, ne tentez rien et appelez immédiatement la police qui interviendra le plus rapidement possible. Barricadez-vous, et prévenez votre entourage. Merci de votre attention. »
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